On peut rapprocher le livre de Maffesoli "Etre postmoderne" de ce passage du livre Le médecin de campagne de Balzac, où l'auteur fait dire à un prêtre : "Il sera difficile aux nouveaux systèmes politiques, quelques parfaits qu'on les suppose, de recommencer les merveilles dues aux âges où l'Eglise soutenait l'intelligence humaine... Les grandes choses sociales ne se font que par la puissance des sentiments qui seule peut réunir les hommes, et le philosophisme moderne a basé les lois sur l'intérêt personnel, qui tend à les isoler" (JG)
Je garderai (notamment) du livre de Michel Maffesoli, "Penser ce qui est", cet énoncé : "le vécu prime la théorie ; l'expérience, le rationalisme ; le concret, l'abstraction"... (JG)
Michel Maffesoli qualifie notre monde de post-moderne, nom temporaire d'une époque qui n'a pas encore trouvé son nom propre, de même que l'époque "moderne" était qualifiée de "postmédiévalité" avant que Charles Baudelaire lui attribue l"épithète qui nous est familier.
"Dans la postmodernité, le vécu prime la théorie ; l'expérience, le rationalisme ; le concret, l'abstraction". L'idéal communautaire est celui "du partage et de l'échange vécus ici et maintenant"
"Réenchantement du monde", après le désenchantement qui était la conséquence du rationalisme de l'époque moderne. La technique, loin d'entraver le réenchantement, y participe. Michel Maffesoli remarque que le mystère, l'inconnu, l'indicible dont voulait se délester la modernité est à nouveau l'objet d'"appétence"
Michel Maffesoli remarque que le mystère, l'inconnu, l'indicible dont voulait se délester la modernité est à nouveau l'objet d'"appétence" (postmomdernité)
Une hypothèse est à considérer, celle d'un gigantesque retour de balancier empêchant le plein déploiement de la postmodernité, qui remettrait donc en cause la thèse de l'auteur selon laquelle la postmodernité est la naissance d'une époque nouvelle qui succède à la modernité lente à mourir.