En Grèce déjà, les philosophes cyniques prémunissaient leurs concitoyens contre les méfaits de la civilisation. Et Jean-Jacques Rousseau, à son tour, glorifie l'état de nature face à la société corruptrice. La nature sauvage de l'homme reste aujourd'hui une réalité à laquelle chacun peut revenir pour s'y reposer, ainsi qu'un rempart contre toutes les aliénations.
Freud, que l'on ne soupçonnera pas de gauchisme, le dit clairement : la civilisation est quelque chose d'imposé à l'homme (et qui plus est, par la classe dominante). C'est ce que l'on appelle aujourd'hui dans les sciences humaines la "socialisation", ou la manière qu'a la société à travers ses institutions (la famille, l'école, l'Etat, l'entreprise...) de façonner un individu, certains diront "utile", en tout cas un individu conforme. Le terme de civilité, donton entend souvent parler, recoupe cette notion...
Ceux qui contreviennent à cette fameuse socialisation sont traités ci et là de sauvageons ou encore de fainéants. Il ne s'agit pourtant pas de rejeter en bloc la civilisation et ses bienfaits, il s'agit d'en juguler les conséquences possiblement néfastes et mortifères...
(JG)
Approche linguistique. Définitions, synonymie etc... - Lire la suite
Arpenter, cartographier - Lire la suite
Rester sauvage / Non-faire - Lire la suite
Rester sauvage / Théorie de la solution - Lire la suite
Je garderai (entre autre) du Shôbôgenzô Tome 1 les expressions suivantes :
- La nature : ce qui advient spontanément
- Les notions de pure spontanéité et de non-agir, notions tournées vers l'état originel de fusion et de non-dépendance totale. (JG)
L'homme est déjà sauvage - Lire la suite
"Into the wild" à l'aveugle, de la possibilité d'un travail théorique - Lire la suite