"Abandonnez les offrandes d'encens, les prosternations, le nenbutsu, la pratique du repentir et la lecture des sutras : restez simplement assis (shikantaza)." Les traducteurs de ce texte font cependant remarquer que ni Dogen ni son maître Rujing renoncèrent à ces pratiques dans leurs monastères, si bien qu'il ne faut pas prendre littéralement cette recommandation (qui est de Ruijing que Dogen cite) , mais plutôt y voir une insistance sur le caractère central de shikantaza.
"Même si certains savent par expérience que s'asseoir est le dharma du bouddha, nul ne sait s'asseoir pour s'asseoir." (Dogen)
"Zazen, c'est simplement être présent pendant zazen lui-même, c'est shikantaza. Ce n'est pas quelque chose que vous pourrez acquérir après avoir fait zazen." (Dainin Katagiri, Retour au silence
"Shikantaza, être seulement assis sans rien faire, sans rien chercher, sans rien attendre, sans rien espérer. C'est le zazen de l'Éveil silencieux, celui de Shakyamuni, et de Dogen Zenji. Shikantaza, c'est pratiquer zazen, sans autre but que zazen lui-même, se laisser faire par lui. Ce n'est plus vous qui faites zazen, c'est zazen qui vous fait, qui vous remodèle." (Jacques Brosse)