Le langage
-
Manifestes du surréalisme I et II, André Breton
Comment : Un PDF des deux manifestes
- Le problème de l'action sociale n'est, je tiens à y revenir et j'y insiste, qu'une des formes d'un problème plus général que le surréalisme s'est mis en devoir de soulever et qui est celui de l'expression humaine sous toutes ses formes. Qui dit expression dit, pour commencer, langage. Il ne faut donc pas s'étonner de voir le surréalisme se situer tout d'abord presque uniquement sur le plan du langage et, non plus, au retour de quelque incursion que ce soit, y revenir comme pour le plaisir de s'y comporter en pays conquis. (1)
- L'action (81)
- L'expression (2)
- Le surréalisme (79)
-
Les technologies de l'intelligence - Un livre de Pierre Lévy
Comment : Un livre qui date de 1990 soit déjà 34 ans
- Une fois décolorées et aplaties les singulières et mouvantes entités du concret, lorsque la lave épaisse du devenir a été projetée sur les quelques états possibles d'un système simple et maniable, alors, notre conscience myope, débile, au lieu de se perdre dansles choses, peut enfin dominer, mais ce ne sera que sur ces ombres minuscules que sont les signes... La réduction de devenirs insaisissables à l'état de petits signes permanents et maniables, qui pourront donc être l'objet d'opérations inédites (1)
- Les signes (1)
- Le projet Mneseek (319)
- L'encyclopédisme (160)
-
Entretiens avec André Breton
Comment : Série de 9 entretiens radiophoniques. Le surréalisme contre le rationnalisme, le rapport entre nécessité et liberté, la vertu magique de la rencontre...
- « Toutes ces phrasent muettent qui soutiennent et qui creusent en même temps nos discours apparents, nos fantasmes, nos fantasmes, nos rêves, notre corps. »
- « Je crain que nous ne nous débarrasions jamais de Dieu, puisque nous croyons encore à la grammaire. »
- « Nous n'aurions plus rien d'humain si la langue en nous était tout à fait servile. »
- « Qui connaît son langage connaît son dieu. Qui ignore son langage sert les idoles. »
-
Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome II
Comment : Le tome II de ce classique du zen
-
L'analogie, coeur de la pensée
Comment : Vidéo d'une table ronde suite à la sortie du livvre de Douglas Hofstadter et Emmanuel Sander : "L'analogie, coeur de la pensée"
-
Raphaël Enthoven interviewé à propos de Chat GPT - Sur France Culture
Comment : Penser, est-ce l'affaire exclusive des cerveaux ? Une émission lumineuse !
- L'intelligence artificielle (30)
- Tout est à reprendre et ce en partant des intentions et des ambitions d'Aristote qui était la possibilité par le langage de dire quelque chose du monde. (1)
- Les mots (91)
- Le globish, le franglais, les éléments de langages qui contaminent le monde de l'entreprise, le monde politique... (1)
- Les éléments de langage (1)
- Les mots (91)
-
Maxence Fermine - Zen
Comment : Un livre que j'avais lu en son temps, à propos duquel j'avais pris quelques notes. Je garde de mes lecture de Maxence Fermine une impression de douceur, de simplicité et de délicatesse...
-
"Haiku", aux Editions Gallimard
- Plénitude du haiku (56)
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1)
-
La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.
Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)
La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. (1) - La langue japonaise (8)
- Exprimer l'inexprimable (1)
- La pensée discursive (1)
- Le sens (37)
- Les mots (91)
- La sémantique (1)
- « Tous les moyens de l'esprit sont enfermés dans le langage ; et qui n'a point réfléchi sur le langage n'a point réfléchi du tout »
-
Mots de passe
Comment : Jean Baudrillard.