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Film › Réalisateur | Jean-Luc Godard

  • A bout de souffle (Film)

    Comment : "Le meilleur film actuel !"

    Film
    A bout de souffle
    Réalisateur
    Jean-Luc Godard
    Date de sortie
    1960
    Résumé
    Michel Poiccard alias Jean-Paul Belmondo est en cavale lorsqu'il rejoint à Paris celle qu'il aime : Patricia, alias Jean Seberg...
    Le premier film de jean-Luc Godard et un chef d'oeuvre total (A l'image de Citizen Kane, premier film d'Orson Welles). A bout de souffle, c'est la modernité incarnée au cinéma. Un des films fondateurs, avec Les 400 coups de Truffaut, de la Nouvelle Vague. (JG)
    Je pense souvent à l'avenir de Patricia, à ses regrets..., après le mensonge du flic, à la fin du film. (JG)
    Acteur principal
    Jean-Paul Belmondo
    Actrice
    Jean Seberg
    Personnage
    Michel Poiccard joué par Jean-Paul Belmondo
    Personnage
    Patricia jouée par Jean Seberg
    Musique
    Martial Solal
    Chef-opérateur
    Raoul Coutard
    Dialogue
    Les Français disent une seconde et ça dure toujours cinq minutes.
    Dialogue
    Les hommes veulent les femmes et les femmes veulent l'argent.
    Dialogue
    C'est triste, le sommeil.
    Dialogue
    Devenir immortel... et puis mourir.
    Dialogue
    Tu aimes mieux mes yeux, ma bouche ou mes épaules ?
    Dialogue
    C'est beau, le soleil.
    Dialogue
    C'est lamentable comme raisonnement.
    Dialogue
    Il ne faut jamais freiner. Les voitures sont faites pour rouler, pas pour s'arrêter.
    Dialogue
    J'aime beaucoup la France.
    Dialogue
    A quoi ça t'avance, tes cours en Sorbonne ?
    Anecdote
    On dit que Jean-Luc Godard a filmé A bout de souffle sans scénario et qu'il arrivait le matin, sur le tournage, avec des bouts de papiers.
    Dialogue
    Il faut tout ou rien. Patricia : I don't know if I'm unhappy because I'm not free, or if I'm not free because I'm unhappy. - Qu'est-ce qu'il a dit ?
    Catégorie
    Manifeste
    Catégorie
    Polar au cinéma
    Un criminel en cavale
    Catégorie
    Inspiré d'un fait divers
    Jean-Luc Godard s'est inspiré dans A bout de souffle d'un fait divers sur lequel avaient travaillé François Truffaut et Claude Chabrol.
    Catégorie
    Le premier film de...
    Jean-Luc Godard a signé quelques courts métrages avant la réalisation d'About de souffle. Il s'agit à la fois de son premier film et de son plus grand succès public. Interviewé quelques temps plus tard, il dira que l'énorme succès du film lui a coupé l'envie de faire du cinéma et que par conséquent il espère que son prochain film sera un échec, afin d'avoir à nouveau envie de faire des films.
    Catégorie
    Noir et blanc
    Personnalité
    Jean-Luc Godard
    Nom
    Godard
    Prénom
    Jean-Luc
    Personnalité
    Jean-Paul Belmondo
    Nom
    Belmondo
    Prénom
    Jean-Paul
    Personnalité
    Jean Seberg
    Nom
    Seberg
    Prénom
    Jean
    L'anarchie (3)
    Godard lui-même parle de l'anarchie pour caractériser le propos d'A bout de souffle. Le lien paraît ténu. Il y a à dire. Se mettre hors la loi, la volonté de se mettre hors la loi. Au moment où il décide de voler une voiture, ce qui le mènera plus tard à tuer un policier, Michel Poiccard a ces mots : "Il faut, il faut". Et puis la désinvolture, le non respect des conventions : "Je peux pisser dans le lavabo ?"... Voir le polar de Jean-Patrick Manchette : Nada, qui narre l'aventure d'un groupe terroriste anarchiste un brin amateur...
    L'histoire finit mal (5)
    Apres tout je suis con. Apres tout si, il faut Il faut ! (1)
    Il faut (10)
  • Vivre sa vie (Film)

    Comment : "Après tout, tout est beau. Y a qu'à s'intéresser aux choses et les trouver belles." C'est l'histoire de Jean-Luc Godard qui fait le portrait de sa femme, Anna Karina

    Film
    Vivre sa vie
    Réalisateur
    Jean-Luc Godard
    Actrice principale
    Anna Karina
    Année
    1962
    Résumé
    Le film raconte en 12 "tableaux" l'histoire de Nana, jeune vendeuse désargentée qui rêve de devenir actrice à Paris et en vient, peu à peu, à se livrer à la prostitution.
    Une nouvelle forme d'écriture cinématographique (1)
    Divisé en douze chapitres par des intertitres, Vivre sa vie est la première tentative de Godard de remplacer le récit filmique habituel par un essai cinématographique. Le décalage fréquent entre l'image et le son ainsi que la juxtaposition apparemment arbitraire de procédés stylistiques opposés (caméra fixe et caméra mobile, montage et plans séquences, fondu et coupe) maintiennent le spectateur à distance et l'obligent à réfléchir au lieu de ressentir. En appliquant pour ainsi dire la théorie du théâtre épique de Brecht au cinéma, Godard opère une rupture radicale avec le cinéma narratif classique.
    La prostitution (1)
    Vivre sa vie est une réflexion sur la liberté, l'aliénation et les rapports entre l'argent, le corps et la société. Nana rêve d'une autre existence mais, confrontée à des difficultés économiques, elle entre progressivement dans la prostitution.
    Nana ne devient pas prostituée par désir, mais parce qu'elle manque d'argent et voit peu d'alternatives. Le film montre ainsi comment des contraintes économiques peuvent conduire à la marchandisation du corps.
    Pour Godard, la prostitution dépasse le cas de Nana. Il l'utilise comme une métaphore de situations où les individus "vendent" une partie d'eux-mêmes pour survivre ou travailler. Il a même déclaré que les acteurs étaient, d'une certaine manière, les prostitués des réalisateurs.
    Le film associe souvent la prostitution à une perte de la parole et de l'autonomie. Certaines scènes montrent Nana réduite à des négociations de prix ou à des rôles imposés par les hommes qui l'entourent. La question centrale devient alors : comment rester soi-même quand on est constamment défini par le regard et le désir des autres ?
    Le cinéma (3)
    L'une des scènes les plus connues du film montre Nana regardant La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer. Les gros plans sur son visage en larmes établissent un parallèle entre son destin et celui de Jeanne d'Arc, tout en montrant la puissance émotionnelle du cinéma.

    Vers la fin du film on peut apercevoir un cinéma avec une file d'attente pour le film Jules et Jim de François Truffaut, ami de longue date de Jean-Luc Godard.
    Le regard (3)
    Le personnage de Nana (interprété par Anna Karina) est constamment observé : par les hommes qui la désirent ou l'exploitent ; par la caméra ; par le spectateur.
    Godard filme souvent Nana de dos, de profil ou à travers des miroirs. Cette mise en scène crée une distance : on la voit beaucoup, mais on a parfois du mal à accéder directement à son intériorité. Le film questionne ainsi la transformation d'une femme en image ou en objet de consommation.
    Godard rompt avec le cinéma classique. Au lieu d'utiliser la caméra pour faire oublier sa présence, il attire l'attention sur l'acte même de regarder : plans fixes prolongés, cadrages fragmentés, visages filmés très longtemps. Le spectateur devient conscient qu'il est en train de regarder une construction cinématographique.
    Le cinéma devient une expérience où les regards se reflètent les uns les autres. Nana est sans cesse définie par le regard des autres. Une tension traverse donc tout le film : peut-on vraiment vivre sa propre vie quand on est constamment observé et jugé ? Le regard des autres nous enferme-t-il dans une identité ?
    La liberté (8)
    La liberté et ses limites : Dans Vivre sa vie, Nana cherche à vivre librement mais se heurte aux contraintes économiques et sociales.
    L'aliénation (2)
    Dans Vivre sa vie, l'aliénation se manifeste par la transformation progressive de Nana en objet économique et social. En montrant comment l'argent, le regard des autres et les contraintes du langage réduisent sa liberté, Godard fait de son personnage une figure tragique de l'individu moderne, à la recherche d'une autonomie qu'il ne parvient jamais pleinement à conquérir.
    La philosophie (10)
    L'un des moments les plus philosophiques du film est la conversation entre Nana et le philosophe Brice Parain. Parain explique que es mots ne permettent pas toujours d'exprimer parfaitement la vérité ;
    parler peut parfois éloigner de la réalité ;
    il faut apprendre à penser avant de parler. Cette réflexion rejoint une interrogation centrale du film : comment accéder à la vérité de soi-même et du monde ?

    Pour Godard, le cinéma n'est pas seulement un divertissement. Il sert à penser. Les longues discussions, les citations, les références littéraires et philosophiques, ainsi que la célèbre scène où Nana regarde The Passion of Joan of Arc, invitent le spectateur à réfléchir sur : la souffrance ; l'identité ; la condition humaine ; la relation entre l'image et la vérité.
    Le choix (7)
    Dans Vivre sa vie, à aucun moment Nana ne fait réellement le choix de la prostitution. Elle y est plutôt amenée par glissements successifs, presque malgré elle.
  • Le mépris (Film)

    Comment : Bande annonce du film "Le Mépris", de Jean-Luc Godard. C'est très pop et c'est très beau...

    Film
    Le mépris
    Réalisateur
    Jean-Luc Godard
    Date de sortie
    1963
    Actrice principale
    Brigitte Bardot
    Acteur principal
    Michel Piccoli
    Acteur
    Fritz Lang
    Acteur
    Jack Palance
    Personnage
    Paul jouée par Michel Piccoli
    Personnage
    Camille jouée par Brigitte Bardot
    Musique
    Georges Delerue
    Montage
    Agnès Guillemot
    Chef-opérateur
    Raoul Coutard
    Scénariste
    Jean-Luc Godard, d'après le roman Le Mépris d'Alberto Moravia
    Résumé
    Le scénariste parisien Paul Javal et son épouse Camille rejoignent le réalisateur Fritz Lang en tournage pour le compte du producteur de cinéma américain Jeremy Prokosch, sur le plateau du film Ulysse (une adaptation de l?Odyssée) en chantier à la villa Malaparte à Capri en Italie. Il est proposé à Paul Javal de reprendre et de terminer le scénario du film, ce qu'il accepte, pour des raisons écono
    Personnalité
    Jean-Luc Godard
    Lieu
    Capri
    Pays
    L'Italie
    Une partie du film se déroule à Capri, île italienne de la baie de Naples