Livre
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- Un jeune va réussir par la confiance, en lui-même et dans les adultes qui le guident, pas par la violence ou le dénigrement. Il en va de même des peuples. (1)
- La confiance (2)
- Le dénigrement (3)
- La gestion des problèmes par la peur pour obtenir le silence et l'obéissance (1)
- La peur (5)
- Ce qu'Edgar Morin appelle "le totalitarisme technique et financier" (1)
- Le totalitarisme (1)
- La technique (28)
- La méfiance sur laquelle l'étiquette de "complotiste" est vite plaquée pour n'avoir pas à répondre de ses actes et de ses choix (1)
- Le "complotisme" (1)
- Semer les idées (1)
- Graines de demain (1)
- Etre capable d'aller vers ses ennemis pour faire la paix (1)
- La paix (89)
- La mauvaise politique cherche à diviser pour régner, c'est à dire faire la société à son image, une société de jaloux. (1)
- La jalousie (1)
- Non au dénigrement (1)
- L'admiration n'est-elle pas l'exact opposé de la jalousie ? J'ai remarqué à de nombreuses reprises que dès que je croisais une personne admirable, mon regard sur le monde s'éclaircissait (1)
- L'admiration (1)
- La politique doit se guérir de l'ego (1)
- Guérir de l'ego (11)
- Faire progresser le genre humain et le bonheur des gens (1)
- Le progrès (6)
- Le bonheur (17)
- Le bien-agir (1)
- L'antidote de l'ego est d'admettre que l'autre n'est pas nous (1)
- Le sens du relatif, qui donne de l'humilité (1)
- Le relatif (1)
- Ne rien attendre en retour (1)
- Le don (10)
- On ne sauve que ce que l'on donne (1)
- Dangereuse indifférence (2)
- "Désormais l'humain peut entièrement s'autodétruire", Hannah Arendt en 1958, après l'explosion de la bombe atomique de 1957 (1)
- La guerre est la pire action que le genre humain se fait à lui-même (1)
- La guerre (14)
- Des pouvoirs immatures (1)
- Le pouvoir (4)
- Il y a toujours une alternative (1)
- L'intranquillité est le mal pernicieux de notre époque, ce stress de plus en plus vécu par les humains aussi bien que par la nature, par tout le monde du vivant, en somme. Nos sociétés sont devenues de plus en plus intranquilles et elles développent des symptomes liés à cette évolution (1)
- L'intranquillité (1)
- La vérité des gens a beaucoup à voir avec la vérité tout court. Elle est à la fois bien plus intéressante et bien moins intéressée que la vérité des spécialistes. (1)
- La vérité (16)
- La politique intéressée, inspirée par l'amour du pouvoir, doit céder la place à la politique désintéressée, inspirée par l'amour du peuple (1)
- La technocratie où le pouvoir des experts, sous couvert de neutralité et d'objectivité, génère une violence débridée qui conduit au poison suivant : puisque je suis certain d'avoir raison, je peux réprimer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, puisqu'ils ont tort (1)
- La violence (4)
- Le meilleur soin pour la démocratie malade ou fatiguée, c'est d'appliquer sans se décourage, dans chaque décision politique, les trois remèdes que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, même si l'on sait que l'idéal ne sera jamais atteint (1)
- Liberté, égalité, fraternité (2)
- Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de revenir pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne. (1)
- La nature (34)
- Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête (1)
- Les lobbies qui poussent à la privatisation de services publics ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui résistent à la lutte climatique ? (1)
- Les lobbies (1)
- Selon la lettre papale, Fratelli tutti, deux menaces pèsent sur le bien-être du monde : les guerres et la mondialisation de l'indifférence (1)
- "Fratelli tutti", la lettre encyclique du pape François (2020) (1)
- Trouver dans les autres un accroissement d'être (1)
- Autrui (18)
- Nous (7)
- Le miracle de la gentilesse (1)
- La gentillesse (5)
- Comment faire entendre les appels à la paix sans subir des reproches selon lesquels appeler à la paix, c'est forcément affaiblir le camp du pays ou du groupe agressé ? (1)
- L'Europe, une utopie trahie (1)
- La paix est difficile parce qu'elle est "pro-active", basée sur un travail de réconciliation. C'est un "artisanat" dont la tâche n'est jamais terminée. Elle suppose le plus difficile : le pardon. Le pardon, ce n'est pas accorder l'impunité, ce n'est pas l'oubli. C'est renoncer à la vengeance. Mais le pardon n'est pas obligatoire. On peut très bien penser qu'il y a des choses impardonnables. Garder un ressentiment, c'est aussi un droit, celui de mettre des limites à l'agression de l'autre, une possibilité aussi de se reconstrure. (1)
- Le pardon (5)
- Le remède contre la mécanique de la rancune est l'éducation. Car bien connaître les choses pour partager les diagnostiques permet très efficacement de lever les incompréhensions et de faire reculer les lignes de fractures. (1)
- L'éducation (4)
- La démocratie est un art de la paix (1)
- Elever les esprits au lieu de les abaisser (1)
- Elever les esprits (1)
- 1% de la population possède 90% des richesses du monde (1)
- Que l'amour passe dans l'ordre de la vie politique, voilà très exactement le coeur de mon propos et de mon espérance (1)
- Que chaque enfant, chaque adolescent, garde un accès émerveillé à la vie, à la nature, à la culture, comme un droit fondamental de dignité et de capacité de ressourcement pour la vie entière, et comme meilleur remède contre les horreurs et les drames de l'actualité (1)
- L'enfance (2)
- Les horreurs et les drames de l'actualité (1)
- L'écologie, ce n'est pas seulement prendre soin de la nature et de la planète. Il s'agit aussi de prendre soin les une des autres. (1)
- L'écologie (2)
- Savoir se connecter à la nature est une force, un autre versant de l'amour. Se tenir face au ciel, devant l'océan, en montagne, en forêt, en contemplation, devant les étoiles, un oiseau ou une abeille dans un jardin : autant d'instants irremplaçables (1)
- La magie de l'instant (4)
- Le moment présent (21)
- Absorber la sérénité de la nature (1)
- La sérénité (2)
- Mais qui a envie de faire triompher la douceur ? (1)
- La douceur (5)
- 80% des paysans sont des paysanes (1)
- Un grave déséquilibre qui se creuse : le transfert du patrimoine public vers le privé (1)
- Le world Inequality Lab, en publiant les travaux de Thomas Piketty et Lucas Chancel, lance l'alerte : les inégalités mondiales se creusent cruellement (1)
- Les inégalités sociales (12)
- Les 0,01% des plus riches ont vu leur fortune doubler entre 1995 et 2021 (1)
- La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine (1)
- La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement (1)
- L'immédiateté (1)
- Parce qu'il endure tout, l'mour peut aider à comprendre le malheur du monde. Parce qu'il espère tout, il peut aider à le combattre (1)
- Ne pas séparer mais unir (1)
- Unir (1)
- Ne pas avoir de préjugés mais expérimenter (1)
- Expérimenter (1)
- Ne pas avoir de pensée rigide, mais une pensée souple (1)
- Une pensée souple (1)
- Ne pas craindre mais oser (1)
- Oser (3)
- Ne pas dénigrer mais reconnaître la valeur d'autrui (1)
- S'écouter, se parler et se voir le plus possible (1)
- Une encyclopédie peut être conçue selon un plan méthodique ou selon l'ordre alphabétique (1)
- Une encyclopédie diffère du dictionnaire par l'explication des choses en plus des mots et par un souci de présenter le "cercle du savoir", conformément à l'étymologie du terme (enkuklios paideia). Dans l'antiquité , la maîtrise de toutes les disciplines formait le parfait philosophe grec ou le parfait orateur romain. Le Mayen Age reprendra le projet adapté à la culture chrétienne, des Etymologies d'Isidore de Séville au De Universo de Raban Maur et au Speculum de Vincent de Bauvais. Le florentin Brunetto Latini innove (le livre du Trésor) e écrivant en français et en traitant plus de science politique que de théologie. La Renaissance voit dans l'encyclopédie le viatique du bon critique (Politien, Erasme), du savant chrétien (Budé) ou du prince éclairé (Rabelais, dans la lettre de Gargantua à son fils, Pantagruel, VIII), avant que Pierre La Ramée en fasse un programme pour l'université de Pris (1550)... (1)
- Le confucianisme (1)
- La Tradition s'accomplit dans l'agir. Le confucianisme est une pratique-. Geste, posture : rite. Le rite est la pensée même en oeuvre et en acte qui se déploie hors des champs des médiations d'un sujet pensant. Il réanime le monde. Le rite n'est pas une demande mais un espace d'accomplissement de l'homme en tant qu'homme. (1)
- Le rite (9)
- La tradition (9)
- Ne regardez rien de contraire aux rites, n'écoutez rien de contraire aux rites, de dites rien de contraire aux rites, ne faites rien de contraire aux rites. (1)
- Il ne s'agit pas d'exprimer sa créativité mais d'obéir à la lettre aux gestes prescrits par le rite. Il faut faire corps et âme avec la forme pour que notre humanité se révèle... La vérité de l'homme se déploie dans et par l'espace formel du rite. Elle n'est pas le fait de l'individualité ou même de la subjectivité. (1)
- Du rite nait l'ordre et un monde où l'homme trouve sa place. (1)
- Il y a trois types de rites : - ceux liés à la naissance et à la mort (ordre passager des choses) - ceux dédiés à la terre et au ciel (la dignité du haut est exaltée, la force vitale et nutritive du bas est reconnue.) - le culte des ancêtres (inscrit l'homme dans une descendance, dans une histoire) (1)
- La fonction du rite est de faire apparaître le cadre au sein duquel l'existence humaine prend place. Le commencement et la fin, le haut et le bas, l'avant et l'après, le digne et l'indigne, tels sont les éléments fondamentaux que l'espace rituel doit accueillir et faire apparaître. (1)
- Pour Confucius, la tradition est un Tao, un chemin où l'individu peut s'accomplir et faire irradier le miracle de son humanité. (1)
- L'idéogramme chinois signifiant humanité est représenté par deux hommes. Dimension essentiellement relationnelle de l'humanité... Sollicitude, amour, vivre ensemble. Cette disposition est la source même du rite. (1)
- L'humanité (2)
- Justice et justesse : accord entre le geste et l'intention (1)
- Le geste sacré (11)
- La justesse (2)
- La politesse est l'emprunte de toute la tradition dans le comportement de l'individu, à l'occasion des situations quotidiennes. (1)
- La politesse (2)
- La civilité (2)
- L'homme authentique est une oeuvre (1)
- La forme est une rigidité externe qui permet à la richesse du geste ou de la parole d'apparaître. (1)
- Je voudrais ne plus parler. (1)
- La parole (12)
- Croissance naturelle, équilibrée. (1)
- Pour les chinois, cette idée de la maîtrise dans les deux domaines est un idéal de vie, auquel chacun de nous devrait aspirer : dans le ciel, notre idéalisme peut déployer ses ailes et voler librement, affranchi de toutes rêgles et de tous obstacles, et dans le monde réel, il faut savoir garder les pieds sur terre. Les gens ambitieux et dépourvus de réalisme sont des rêveurs, et non des idéalistes ; ceux qui n'ont que la matière et point d'idéalisme sont de besogneux tâcherons, et non des réalistes. (1)
- Unir le ciel, la terre et l'humanité en un tout parfait, afin d'en tirer une force infinie. (1)
- La force (1)
- Harmonie des hommes et du monde naturel. (1)
- L'harmonie (4)
- Quand il est temps de se décharger d'un fardeau, il faut le poser à terre. (1)
- La vertu d'humanité, c'est élever autrui comme on souhaiterait l'être soi-même. (1)
- Si vous voulez vous élever, pensez immédiatement à la façon d'aider les autres à s'élever eux aussi ; si vous voulez réaliser vos propres ambitions, demandez-vous aussitôt comment aider autrui à accomplir ses souhaits à lui. Commencez par de petites choses proches de vous, en traitant les autres comme vous aimeriez être traités. (1)
- Un roi passait toute sa journée à méditer ces trois questions fondamentales : quelle est la personne la plus importante du monde ? Quelle est la chose la plus importante du monde ? Quel est le moment le plus important pour agir ? Il avait posé ces questions à ses courtisans et à ses ministres, mais personne n'avait pu lui donner de réponse satisfaisante ; il était très abattu. Aussi sortit-il un jour de son palais, habillé comme n'importe lequel de ses sujets, et après avoir longtemps marché, il arriva dans un coin perdu, où un vieil homme lui offrit l'hospitalité. Au milieu de la nuit, un grand vacarme le réveilla en sursaut, et un homme couvert de sang surgit brusquement dans la maison. "Des hommes me poursuivent pour m'arrêter, expliqua l'inconnu ? Eh bien, abritez-vous un moment chez moi", répondit le vieil homme qui le cacha dans une pièce. Le roi était trop terrifié pour se rendormir et un moment après, il vit des soldats arriver en courant. Ils demandèrent au vieillard s'il avait vu passer quelqu'un. "Je ne sais pas, répondit-il, il n'y a personne d'autre ici". Les soldats repartirent en hâte. L'homme qu'ils traquaient remercia le vieillard et s'en fut de son côté. Le vieillard referma la porte et retourna se coucher. Le lendemain, le roi demanda au vieillard : comment se fait-il que vous n'ayez pas eu peur d'accueillir ce personnage ? Vous risquiez de terribles ennuis. C'aurait pu vous coûter la vie. Et ensuite vous l'avez laissé repartir comme ça. Pourquoi ne lui avez vous pas demandé qui il était ? - Dans ce monde, répondit tranquillement le vieillard, la personne la plus importante est celle qui est devant vous et a besoin de votre aide ; la chose la plus importante est de l'aider ; et le moment le plus important pour le faire est l'instant présent. Il n'est pas question d'hésiter, fut-ce une seconde. Tout s'éclaira soudain pour le roi. Les trois questions philosophiques qui le tourmentaient depuis longtemps avaient trouvé leurs réponses. (1)
- Accepter et consentir à notre destinée (1)
- Le destin (12)
- Réduire nos erreurs en paroles et en actions (1)
- Entreprendre quelque chose que l'on peut faire (1)
- Puisqu'il est impossible d'éviter les déboires dans notre existence, la position que nous adoptons envers eux est extrêmement importante. Une attitude différente peut apporter une tout autre qualité de vie. (1)
- L'attitude (3)
- Dans une petite ville vivait une jeune fille très pauvre. Elle avait perdu son père, et sa mère et elle tiraient un maigre revenu de petits travaux artisanaux. Elle faisait de terribles complexes, parce qu'elle ne pouvait jamais porter de jolis vêtements ou le moindre bijou. Le Noêl de ses 18 ans, sa mère, pour la première fois, lui remit une bourse avec un peu d'argent, en lui disant de s'offrir ce dont elle avait envie. Une telle chance dépassait ses rêves les plus fous, mais elle n'osait toujours pas se promener dans la ville avec assurance. En se dirigeant vers les magasins, la bourse serrée dans sa main, elle longeait les murs pour éviter les passants. Tout en cheminant, elle songeait que les gens qu'elle croisait avaient une meilleure vie qu'elle, et elle se disait tristement : "Je ne pourrai jamais me promener ici la tête haute, je suis la fille la plus minable de l'endroit". Apercevant alors le jeune homme qu'elle admirait en secret, elle se demanda avec mélancolie qui serait son cavalier au grand bal de la nuit de Noêl. Broyant ainsi du noir, elle arriva devant une vitrine pleine de toutes sortes de parures. Elle entra et tomba en arrêt devant le rayon des barrettes. Un vendeur s'approcha : "Quels jolis cheveux blonds vous avez ! Essayez donc cette fleur vert pâle, elle vous irait à merveille". Comme celle-ci coûtait presque tout l'argent dont la jeune fille disposait, elle répondit : "Je ne peux pas me l'offrir, n'en parlons plus". Mais le vendeur avait déjà fixé la barrette sur sa chevelure. Il lui tendit un mirroir. Elle ne s'était jamais vue ainsi : rayonnante de santé et de beauté, comme si la fleur l'avait transformée en ange ! Sans hésiter un instant, elle ouvrit la bourse et acheta l'ornement. Ivre d'une exaltation qu'elle n'avait jamais éprouvée jusqu'alors, elle ramassa sa monnaie et se précipita dehors, heurtant un vieil homme qui venait d'entrer. Elle crut l'entendre appeler, mais trop excitée pour s'en soucier, elle poursuivit son chemin, les pieds touchant à peine le sol. Lorsqu'elle revint à elle, elle se trouvait dans la grand-rue. Tout le monde lui jetait des regards surpris, et elle entendait les gens s'exclamer : "Je ne savais pas qu'il y avait une aussi jolie jeune fille dans cette ville, qui sont donc ses parents ?" Elle croisa de nouveau le jeune homme qu'elle aimait en secret et, à sa grande surprise, il l'arrêta pour lui demander : "Me feriez-vous l'honneur d'être ma cavalière au bal de ce soir ?". Transportée de joie, la jeune fille se dit : "Pour une fois, je vais faire des folies. Je retourne m'acheter un autre cadeau avec la monnaie qui me reste.". A peine eut-elle franchi la porte du magasin que le vieil homme lui dit avec sourire : "J'étais sûr que vous reviendriez ! Quand vous m'avez heurté, votre barrette est tombée. J'ai donc attendu que vous reveniez la chercher..." (1)
- Celui qui a la conscience tranquille n'est pas effrayé si l'on frappe à sa porte à minuit. (1)
- Ne rien trouver à regretter ou à se reprocher en examinant sa conduite (1)
- Celui qui est obsédé par les profits et les pertes matériels ne peut jamais avoir un coeur ouvert ou un esprit serein, pas plus qu'un courage véritable. (1)
- La Retenue intérieure. (1)
- Quand un malheur arrive, la meilleure manière d'y faire face, c'est de le laisser passer aussi vite que possible. (1)
- Le malheur (2)
- Courage et assurance détendue, attitude avec laquelle on affronte la situation (1)
- Un coeur fort et une âme forte permettent de surmonter les regrets inévitables, ainsi que les erreurs évitables que l'on commet dans la vie ; ils apportent aussi rigueur, bonne humeur, et l'existence la plus pleine et la plus effective possible. Chaque jour sera pour vous une renaissance, et vous montrerez aux autres comment jouir de toutes les merveille de la vie. Si vous êtes lucide et généreux, franc et courageux, vous allez peut-être recueillir toutes sortes de bienfaits inattendus et tout le monde sera bien disposé à votre égard. (1)
- Garder un esprit clair et ouvert (1)
- La façon dont nous nous comportons avec les autres est fondamentale. (1)
- Limites à respecter : observer le juste milieu. (1)
- Le juste milieu (4)
- Répondre au mal par le bien n'est pas souhaitable. Ne gaspillons pas notre bonté et notre indulgence. (1)
- Il faut réserver nos sentiments et nos talents aux situations qui les méritent. (1)
- Confucius déconseillait l'excès de distance comme celui d'intimité. (1)
- Avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. S'ils n'approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. (1)
- Amis, famille, amour : si vous laissez de l'espace, vous verrez s'ouvrir de nouveaux horizons. (1)
- Adonnez-vous à l'étude avec une foi profonde. (1)
- L'étude (13)
- Si le monde suit la voie, montrez-vous. Sinon, cachez-vous. (1)
- Travail : faire son devoir, mais sans excéder ses fonctions ni se mêler des affaires des autres. (1)
- Le zêle (1)
- L'homme honorable ne veut ni ne rejette rien avec opiniatreté. La justice est la rêgle. (1)
- Le junzi n'essaie pas de forcer les choses. (1)
- Confucius attachait beaucoup plus d'importance aux actions qu'aux paroles. Il faut parler peu et agir davantage. Il faut montrer de l'enthousiasme dans ses actions mais parler avec circonspection. Ne pas proposer de faire quelque chose quand on ne le peut pas. (1)
- Pensez davantage, écoutez davantage, observez davantage, soyez prudents dans vos paroles et vos actes ? et vous aurez moins de regrets. (1)
- Nous devons réfléchir soigneusement avant de parler ou avant d'agir. C'est la chose la plus importante à se rappeler dans toutes nos relations avec les autres. Envisager les conséquences, redoubler de précautions afin de ne pas blesser les autres et d'avoir moins de regrets dans l'avenir. (1)
- Les actions d'apparence insignifiantes sont en fait très importantes quand elles viennent du coeur et de l'âme. (1)
- Un homme honorable est un homme qui se perfectionne en veillant attentivement sur lui-même, en vue d'apporter la paix à autrui. (1)
- Etre la meilleure version possible de soi-même. (1)
- C'est seulement quand on dispose d'un esprit et d'un coeur véritablement apaisés, stables et réalistes que l'on peut éviter d'être ballotés par les hauts et les bas, par les gains et les pertes de la vie. (1)
- La nation est ma responsabilité. Faire autant pour la société que le permettent nos capacités. (1)
- La différence entre le junzi et l'homme de peu est que l'un prend des raccourcis alors que l'autre comprend ce qui est moral. (1)
- L'éthique (6)
- Pas un jour ne passe sans que l'honnête homme ne pense à la morale et à son progrès spirituel. (1)
- Persévérance, constance, envisager des perspectives lointaines. (1)
- La persévérance (11)
- L'homme honorable est maître de lui-même et n'a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n'est pas homme de parti. Il cultive l'harmonie et non le conformisme. (1)
- Le junzi a l'esprit satisfait et apaisé. Il est dans un état de sérénité désinterressée et aborde les autres avec amitié. (1)
- Ne vous préoccupez pas des gains et des pertes personnels pour mieux vous vouer aux intérêts de la communauté. (1)
- Apprécier ses limites. (1)
- Les limites (2)
- Si nous avons une attitude positive et optimiste, et une juste compréhension des limites des relations humaines, nous pourrons devenir le genre de personne qui, tel un soleil, diffuse le bonheur et le réconfort sur sa famille, sur ses amis et, en fin de compte, sur la société tout entière. Mais en tant que junzi, nous devons commencer par nos amis. (1)
- Choisir de bons amis, éviter les mauvais. (1)
- L'amitié (13)
- L'ami droit, l'ami fidèle, l'ami cultivé. (1)
- Se faire un bon ami est le début d'un nouveau chapitre magnifique de sa vie. (1)
- Faites-vous des amis parmi les gens heureux qui prennent plaisir à leur vie telle qu'elle est. (1)
- En ce monde, tout ce qui n'a pas de proportion juste ou de bornes convenables finit par aller trop loin. (1)
- Sentir ce qui peut être dit et ce qu'il vaut mieux taire. (1)
- Voir au delà des victoires et des défaites immédiates. (1)
- Le succès (2)
- Plutôt que de lutter contre les autres, il vaut mieux lutter contre soi-même et essayer de trouver les moyens de s'améliorer. (1)
- L'important est d'être ferme dans son but et fidèle à ses convictions profondes. (1)
- Le but (8)
- Les convictions (1)
- Pour réaliser ses buts, il faut choisir les moyens les plus proches de son coeur. Laisser votre coeur vous guider sera toujours plus important que rechercher des réussites extérieures. (1)
- Le coeur (12)
- L'homme honorable s'applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions. (1)
- Un junzi ne parle pas de ce qu'il veut faire ou des buts qu'il cherche à atteindre : il attend toujours d'avoir réalisé ses intentions avant d'en glisser un mot dans la conversation. L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner, ensuite il enseigne. (1)
- Il faut vouloir commencer par les tâches les plus immédiates, et cela avec la plus grande perfection intérieure. (1)
- Les petites choses (4)
- La vertu du petit (5)
- Notre attitude conditionne tout. (2)
- Un jour qu'il passait devant un immense chantier de construction, un homme vit une foule de personnes dégoulinantes de sueurs qui transportaient des briques sous un soleil ardent. Il avisa l'un d'eux et lui demanda : "Qu'est-ce que vous faîtes ?". L'homme répliqua, d'un ton rogue : "Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c'est un boulot très pénible !" Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu'il portait, et, après un dernier coup d'oeil à sa pile, répondit : "Je construis un mur." Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s'essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : "Nous bâtissons une église." (1)
- Nous bâtissons une église (1)
- Ce ne sont pas les actions qui comptent, pour un junzi, mais leur motivation. (1)
- Confucius dit un jour qu'il aurait voulu aller vivre au milieu des neuf tribus barbares de l'est", aux confins orientaux de la Chine peuplés de non-Han. Quelqu'un tenta de l'en dissuader en disant :"Ils sont grossiers ; convient-il de vivre parmi eux ?"Confucius répondit simplement :"Si un homme honorable demeurait auprès d'eux, le resteraient-ils encore ? (1)
- L'esprit d'un junzi émet une énergie constante et stable, capable d'illuminer et de faire fleurir tout ce qui l'entoure. (1)
- Se baigner dans la rivière Yi, respirer l'air frais sur la terrasse des Danses pour la Pluie, puis revenir en chantant des vers (1)
- Chacun de nous a un but qui compte plus que tout au monde, et, si l'on arrive à trouver cet idéal sur lequel river ses espérances, on disposera pour la vie toute entière d'un solide ancrage et d'une fondation ferme pour son être intérieur. (1)
- L'étude pour s'améliorer. (1)
- Par l'étude et l'apprentissage, nous allons peu à peu progresser et finir par comprendre les choses à la fois intellectuellement et intuitivement. (1)
- Se demander quelle est la méthode la plus appropriée. Nos idéaux doivent être les plus élevés, mais nos actions doivent suivre la voie du milieu. Cette voie implique d'atteindre un état moral très élevé par la méthode la plus appropriée. (1)
- La voie du milieu (1)
- Ce que le destin veut se produira tôt ou tard ; ce que le destin ne veut pas, n'essaie pas de le forcer. (1)
- La perfection de l'être intérieur d'une personne et son désir de se conformer à son destin sont beaucoup plus importants que d'imposer ses exigences aux autres. (1)
- Le niveau le plus élevé est la compréhension du destin. A ce stade, nous aurons créé un système de valeurs indépendant, notre être intérieur sera imprégné d'une force réaliste et sereine, que nous pourrons utiliser dans toutes nos interactions avec le monde extérieur. (1)
- Etre infiniment ouvert et accueillant, ne pas se borner à ses propres critères et ne pas rester obstinément au même endroit. (1)
- L'accueil (4)
- L'étude et le labeur de toute la vie, tel un creuset, raffinent tout le savoir que nous avons accumulé pour nous conférer une maîtrise réelle de notre connaissance. (1)
- Plus nous avançons dans la vie, plus nous devons raffiner notre être intérieur, et plus nous devons devenir apaisés et sereins. Mais avant d'atteindre cette sérénité, il faut que nous soyons forgés et martelés des centaines et des milliers de fois. (1)
- Réaliser sereinement les désirs de notre coeur sans franchir la ligne (1)
- Le désir (11)
- Le désir tranquille (1)
- A l'époque contemporaine, la technique est une des dimensions fondamentales où se joue la transformation du monde humain par lui-même (1)
- Bien que nous vivions en démocratie, les processus sociotechniques font rarement l'objet de délibération collectives explicites, encore moins de décisions prises par l'ensemble des citoyens (1)
- Les inventeurs, ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs et investisseurs qui contribuent à édifier le technocosme où nous vivons désormais sont animés de véritables projets politiques concurrents, ils se réfèrent à des imaginaires antagonistes de la technique et des rapports sociaux. (1)
- Les trois temps de l'esprit : oralité, écriture, informatique (1)
- L'immense réseau associatif qui constitue notre univers mental est en métamorphose permanente (1)
- Le sens (37)
- Le sens d'un mot n'est autre que l'écheveau scintillant de concepts et d'images qui luisent un instant autour de lui. (1)
- Principe de multiplicité et d'emboîtement des échelles : L'hypertexte s'organise sur un mode "fractal", c'est à dire que n'importe quel noeud ou n'importe quel lien, à l'analyse, peut lui-même se révéler composé de tout un réseau et ainsi de suite, indéfiniment, le long des degrés de l'échelle de précision (1)
- L'indexation des contenus (3)
- Vannevar Bush et le Memex : L'idée de l'hypertexte a été annoncé pour la première fois par Vannevar Bush en 1945 dans un article désormais célèbre dont le titre était "As we may think". Bush était un mathématicien, un physicien réputé qui avait conçu, dans les années trente, une calculatrice analogique ultra-rapide, et qui avait joué un rôle important dans le financement de l'Eniac, la première calculatrice électronique numérique. A l'époque où l'article paraît, notre auteur se trouve à la tête de l'organisme chargé de coordonner l'effort de guerre des scientifiques américains pour le compte du Président Roosevelt. Pourquoi "As we may think" ? Selon Bush, la plupart des systèmes d'indexation et d'organisation des informations en usage dans la communauté scientifique sont artificiels. Chaque item n'y est classé que sous une seule rubrique et le rangement est purement hiérarchique (classes, sous-classes etc). Or, dit Vannevar Bush, l'esprit humain ne marche pas ainsi, il fonctionne par associations. Il saute d'une représentation à l'autre le long d'un réseau enchevêtré, trace des pistes bifurquantes, trame une toile infiniment plus compliquée que les banques de données d'aujourd'hui ou les systèmes d'information à fiches perforées de 1945. Bush reconnaît qu'on ne peut sans doute pas répliquer le processus réticulaire qui sous-tend l'exercice de l'intelligence. Il propose seulement de s'en inspirer. Il imagine donc un dispositif, dénommé Memex, pour mécaniser le rangement et la sélection par association à côté du principe de l'indexation classique. Il faut d'abord constituer un immense réservoir documentaire multimédia, comprenant aussi bien des images, des sons et des textes. Certains dispositifs périphériques faciliteraient l'intégration rapide de nouvelles informations, d'autres permettraient de transformer automatiquement la parole en texte écrit. La deuxième condition à remplir serait la miniaturisation de cette masse documentaire, et pour cela, Bush prévoit notamment l'utilisation du mircofilm et de la bande magnétique, que l'on venait de découvrir à l'époque. Tout devrait tenir dans un ou deux mètres cubes, l'équivalent du volume d'un meuble de bureau. On accéderait aux informations par l'intermédiaire d'un écran de télévision muni de haut-parleurs. En plus des accès classiques par indexation, une commande simple permettrait à l'heureux propriétaire d'un Memex de nouer des liens indépendants de toute classification hiérarchique entre une information quelconque et n'importe quelle autre. Une fois le lien établi, chaque fois qu'un item particulier serait visualisé, tous ceux qui lui ont été rattachés pourraient être instantanément rappelés, par simple pression d'un bouton. Bush nous peint l'utilisateur de son dispositif imaginaire traçant des pistes transversales et personnelles dans l'immense continent broussailleux du savoir. Ces liens que l'on n'appelle pas encore hypertextes, matérialisent dans la mémoire auxiliaire du scientifique qu'est le Memex une part capitale du processus même de la recherche et de l'élaboration de connaissances nouvelles. Bush imagine même une nouvelle profession, une sorte d'ingénierie des ponts et chaussées au pays des publications, dont la mission serait d'aménager des réseaux de communication au sein du corpus immense et toujours croissant des sons, des images et des textes enregistrés. (1)
- Vannevar Bush et le Memex (6)
- Théodore Nelson et Xanadu : Au début des années soixante, les premiers systèmes militaires de téléinformatique venaient à peine d'être installés, les ordinateurs n'évoquaient pas encore les banques de données, encore moins le traitement de texte. C'est pourtant à cette époque que Théodore Nelson invente le terme d'hypertexte pour exprimer l'idée d'écriture/lecture non linéaire sur un système informatique. Depuis cette époque, Nelson poursuit le rêve d'un immense réseau accessible en temps réel contenant tous les trésors littéraires et scientifiques du monde, une sorte de Bibliothèque d'Alexandrie de l'univers contemporain. Des millions de personnes pourraient utiliser Xanadu pour écrire, s'interconnecter, interagir, commenter les textes, films et enregistrements sonores disponibles sur le réseau, annoter les commentaires etc. Ce qqu'on pourrait appeler le stade suprême de la messagerie prendrait en charge une bonne part des fonctions remplies aujourd'hui par l'édition et le journalisme classique, Xanadu entant qu'horizon idéal ou absolu de l'hypertexte, serait une sorte de matérialisation du dialogue incessant et multiple que l'humanité entretient avec elle-même et avec son passé. (1)
- Théodore Nelson et Xanadu (1)
- Quoique des milliers d'hypertextes aient été élaborés et consultés depuis les premières visions de Vannevar Bush et Theodore Nelson, aucun d'eux n'a pour l'instant l'ampleur quasi cosmique imaginée par ces pionniers, et cela pour trois raisons. Tout d'abord, sur un plan strictement informatique, on ne sait pas encore programmer des bases de données au delà d'un certain ordre de grandeur. Les algorithmes efficaces en deça d'un certain seuil pour gérer une grande quantité d'informations se révèlent impuissants à traiter les gigantesques masses de données impliquées par des projetc comme ceux de Xanadu ou de Memex. Deuxièmement, l'indexation, la numérisation et le formatage uniforme de l'information aujourd'hui dispersée sur une foule de supports différents supposent la mise en oeuvre de moyens matériels perfectionnés, la réunion de nombreuses compétences et surtout beaucoup de temps ; c'est dire qu'elle serait extrêmement coûteuse. Enfin, et ce n'est pas la moindre des difficultés, la constitution d'hypertextes géants suppose un travail minutieux d'organisation, de découpage, de mise en scène, d'accompagnement et d'orientation de l'utilisateur, et cela en fonction de publics très divers. Or qui, en 1990, possède les compétences nécessaires au plan de la conception d'hypertextes à vocation universelle puisque, dans le domaine du multimédia interactif tout, ou presque, reste à inventer ? (1)
- Techniquement, un hypertexte est un ensemble de noeuds connectés par des liens. Les noeuds peuvent être des mots, des pages, des images, des graphiques ou parties de graphiques, des séquences sonores, des documents complexes qui peuvent être des hypertextes eux-mêmes. Les items d'information ne sont pas reliés linéairement, comme sur une corde à noeuds, mais chacun d'eux, ou la plupart, étendent leurs liens en étoile sur un mode réticulaire. Naviguer dans un hypertexte, c'est donc dessiner un parcours dans un réseau qui peut être aussi compliqué que possible. Car chaque noeud peut contenir à son tour tout un réseau. (1)
- L'imprimerie, au moment où elle fut inventée, ouvrit un tout autre rapport au texte et à l'écriture que celui qui avait cours avec le manuscrit : possibilité de survol du contenu, d'accès non linéaire et sélectif au texte, de segmentation du savoir en modules... (1)
- L'imprimerie (1)
- [Avec l'imprimerie], le livre devint maniable, quotidien, mobile, et disponible pour l'appropriation personnelle. (1)
- Le verbe to browse ("butiner", mais aussi "jeter un coup d'oeil") est employé en américain pour désigner la démarche curieuse de qui navigue dans un hypertexte. (1)
- La navigation (6)
- Les "menus" montrent à tout instant à l'usager les opérations qu'il peut accomplir. (1)
- La quasi-immédiateté du passage d'un noeud à l'autre permet de généraliser et d'utiliser dans toute son étendue le principe de non-linéarité. Cela devient la norme, un nouveau système de l'écriture, une métamorphose de la lecture, baptisée navigation (1)
- On se perd beaucoup plus facilement dans un hypertexte que dans une encyclopédie... C'est comme si l'on explorait une grande carte sans jamais pouvoir la déplier, toujours par bouts minuscules, il faudrait alors que chaque petite parcelle de surface porte ses coordonnées ainsi qu'une carte miniature avec une zone en grisé indiquant l'emplacement de la parcelle ("Vous êtes ici"). Il s'invente aujourd'hui toute une interface de la navigation, faite d'une multitude de micro-dispositifs d'interface déformés, réemployés, détournés (1)
- On connaît depuis longtemps le rôle fondamental de l'implication personnelle de l'étudiant dans l'apprentissage. Plus activement une personne participe à l'acquisition d'un savoir, mieux elle intègre et retient ce qu'elle a appris. Or, le multimédia interactif, grâce à sa dimension réticulaire ou non-linéaire, favorise une attitude exploratoire voire ludique, face au matériau à assimiler. C'est donc un instrument bien adapté à une pédagogie active (1)
- L'apprentissage (3)
- [L'hypertexte] se replie et se déplie à volonté, change de forme, se multiplie, se découpe et se recolle autrement. Ce n'est pas seulement un réseau d emicro-textes, mais un grand méta-texte à géométrie variable, à tiroirs, à replis. Un paragraphe peut apparaître ou disparaître sous un mot, trois chapitres sous un mot du paragraphe, un petit essai sous un des mots de ce chapitres, et ainsi virtuellement sans fin, de double fond et double fond. (1)
- L'hypertexte informatisé autorise tous les pliages imaginables : dix mille signes ou seulement cinquante repliés derrière un mot ou une icône, des emboitements compliqués et variables, adaptables par le lecteur. (1)
- Des graphes dynamiques pour représenter des structures comceptuelles (1)
- Chaque grande innovation en informatique a ouvert la possibilité de nouveaux rapports entre hommes et ordinateurs. (1)
- On tombe amoureux d'une moto, d'une voiture ou d'une maison, on se passionne pour un ordinateur, un logiciel ou un langage de programmation... L'informatique n'intervient pas seulement sur l'écologie cognitive mais encore sur les processus de subjectivation individuels et collectifs... Il y a toute une dimension esthétique ou artistique de la conception des machines ou des logiciels, celle qui suscite l'engagement émotionnel, stimule le désir dexplorer de nouveaux territoires existentiels et cognitifs, branche l'ordinateur sur des mouvements culturels, sur des révoltes, des rêves. Les grands acteurs de l'histoire de l'informatique, comme Alan Turing, Douglas Engelbart ou Steve Jobs, ont perçu l'ordinateur autrement que comme un automate fonctionnel. Ils ont joué et vécu sur sa dimension subjective, merveilleuse et prophéétique (1)
- La construction de nouveaux agencements de sens (1)
- Il n'est d'usage sans torsion sémantique inventive, qu'elle soit minuscule ou capitale... Tout usage créatif, en découvrant de nouvelles possibilités, atteint le plan de la conception... Conception et usage sont en fait les dimensions complémentaires d'une même opération élémentaire de connexion, avec ses effets de réinterprétation, de construction de nouvelles significations. Dans le prolongement l'une de l'autre, la conception et l'usage contribuent alternativement à faire buissonner l'hypertexte sociotechnique. (1)
- L'argumentation assistée par ordinateur, aide au raisonnement, à la conversation... (1)
- Les collecticiels [...] aident chaque interlocuteur à se repérer dans la structure logique de la discussion en cours en lui fournissant une représentation graphique du réseau d'arguments. Il permet également la liaison effective de chaque argument avec les documents auxquels il se réfère, qui le fondent peut-être et forment en tout cas le contexte de la discussion. Ce contexte, contrairement à une discussion orale, est ici totalement explicite et organisé... Les hypertextes d'aide à l'intelligence coopérative assurent la mise en scène du réseau des questions, des positions et des arguments... Le débat se ramène à la construction progressive d'un réseau argumentaire et documentaire toujours présent aux yeux de la communauté, maniable à tout instant... Une sorte de lente écriture collective désynchronisée, dédramatisée, éclatée, comme croissant d'elle-même suivant une multitude de lignes parallèles et pourtant toujours disponible, ordonnée, objectivée sur l'écran... Une fois les discussions analysées en dizaines de questions et de positions, on peut descendre encore plus bas dans la microstructure de la conversation. Le logiciel Euclia permet de représenter chaque argument comme un réseau de propositions étayées par des entités (preuve, analogies, hypothèses de départ) qui sont elles-mêmes des arguments, jusqu'à que l'on arrive aux hypothèses ou aux faits ultimes. Euclid propose à ses utilisateurs un certain nombre de schémas d'arguments pré-construits (comme l'argument par analogie, ou a fortiori, ou celui qui consiste à invalider les prémisses de l'adversaire). Il propose aussi des outils de visualisation de la structure logique du discours. (1)
- Une fois décolorées et aplaties les singulières et mouvantes entités du concret, lorsque la lave épaisse du devenir a été projetée sur les quelques états possibles d'un système simple et maniable, alors, notre conscience myope, débile, au lieu de se perdre dansles choses, peut enfin dominer, mais ce ne sera que sur ces ombres minuscules que sont les signes... La réduction de devenirs insaisissables à l'état de petits signes permanents et maniables, qui pourront donc être l'objet d'opérations inédites (1)
- Les signes (1)
- Les modes de connaissance inédits qui émergent de l'utilisation des nouvelles technologies intellectuelles à support informatique (1)
- L'écriture, en séparant les messages des situations où s'utilisent et se produisent les discours, suscite l'ambition théorique et les prétentions à l'universalité (1)
- L'écriture (8)
- L'ambition théorique (1)
- L'écriture est une manière d'étendre indéfiniment la mémoire de travail biologique. (1)
- Les technologies intellectuelles tiennent lieu d'auxiliaires cognitifs des processus contrôlés, ceux qui mettent en jeu l'attention consciente et disposent de si peu de ressources dans le système cognitif humain. (1)
- La prose écrite n'est pas un simple moyen d'expression de la philosophie, des sciences, de l'histoire ou du droit. Elle les constitue. Or la prose, détrônée par les formes de représentation que porte l'informatique, pourrait acquérir bientôt la même saveur désuète de beauté gratuite et d'inutilité que la poésie aujourd'hui. Le déclin e la prose annoncerait celui du rapport au savoir qu'elle conditionne, et la connaissance rationnelle basculerait vers une figure anthropologique encore inconnue. (1)
- Leibnitz, théoricien de la catalographie (1)
- La nouvelle écriture hypertextuelle ou multimédia sera certainement plus proche du montage d'un spectacle que de la rédaction classique, où l'auteur ne se souciait que de la cohérence d'un texte linéaire et statique. (1)
- Inventer de nouvelles structures discursives, découvrir des rhétiriques encore inconnues ..., du texte à géométrie variable... (1)
- Passage du concept de vérité à celui de pertinence. (1)
- Constituer une classe revient à tracer des limites. Or, aucune frontière ne va de soi. Il y a sans doute des grandients et des discontinuités dans le monde, mais le strict découpage d'un ensemble suppose la sélection d'un ou plusieurs critères pour séparer l'extérieur de l'intérieur. Le choix de ces critères est forcément conventionnel, historique, circonstanciel. Où commencent l'Allemagne, la couleur bleue, l'intelligence ? La plupart du temps, répétons le, les concepts et les classes d'équivalence permettant de reconnaître des analogies et de sidentités sont tracés par la culture. Mais des groupes ou même des individus peuvent, non sans difficulté, remettre en question une partie de ces délimitations conceptuelles. (1)
- Les dispositifs matériels sont des formes de mémoires. Intelligence, concepts et même visions du monde ne sont pas seulement gelés dans les langues, ils sont aussi cristallisés dans les instruments de travail, les machines, les méthodes (1)
- La raison ne serait pas un attribut essentiel et immuable de l'âme humaine, mais un effet écologique, reposant sur l'usage de technologies intellectuelles variables dans l'espace et historiquement datées. (1)
- Les créations de nouveaux modes de représentation et de manipulation de l'information marque des étapes importantes dans l'aventure intellectuelle de l'humanité. (1)
- Nous articulons aux appareils spécialisés de notre système nerveux des dispositifs de représentation et de traitement de l'information qui leur sont extérieurs. Nous construisons des automatismes (comme celui de la lecture) qui soudent très étroitement les modules biologiques et les technologies intellectuelles... Dès sa naissance, le petit humain pensant se constitue au moyen de langues, de machines, de systèmes de représentations qui vont structurer son expérience. (1)
- Un grand nombre de modules du système cognitif sont "encapsulés", automatiques et très rapides. Cela signifie, entre autre, qu'ils échappent à la conscience (1)
- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
- L'esprit (8)
- La conscience (16)
- L'esprit est majoritairement inconscient, machinal, fait de pièces et de morceaux. L'ignorance mutuelle de ces parties assure la rapidité et l'indépendance de certains traitements (1)
- Le tout et les parties (17)
- La majeure partie du fonctionnement de notre esprit échappe à notre contrôle volontaire. (1)
- La linéarité et le sentiment d'unité ne valent qu'à une échelle moyenne d'introspection. Au niveau neuronal, le fonctionnement parallèle, la multiplicité des entités en interaction, et donc l'inconscience, sont au contraire des traits déterminant. Ni la conscience, ni l'unité substantielle, ni le fonctionnement séquentiel ne sont indispensables à la pensée (1)