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Statements (80)
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La logique est-elle le fondement de notre pensée ? Réhabilitant les pouvoirs et la richesse créatrice de l'analogie, cet ouvrage montre qu'il n'en est peut-être rien.
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Qualifier, comme le font les auteurs, l'analogie de coeur de la pensée va à rebours de la tradition philosophique qui place le raisonnement analytique au premier plan.
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Chacune des opérations de pensée est unique. Chacune d'elle est toujours de l'ordre de la non-naissance, elle est la totalité de la substance qui se manifeste totalement.
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Il y a deux formes de pensées : la déduction, qui part d'une hypothèse et se confronte à la réalité, et l'induction, qui à partir de l'expérience, conduit à des hypothèses.
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L'eau ne résiste à rien et suit le cours naturel des choses. Ainsi, dans la pensée chinoise, la métaphore de l'eau est souvent associée au Dao et à l'idéal taoïste de non-agir
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Laissez les contraires et les idées opposées subsister en vous en même temps. Acceptez d'avoir à l'esprit ces pensées contradictoires sans qu'elles s'annulent les unes les autres.
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Quand vous inspirez dans la pleine conscience, vous arrêtez toute pensée. C'est une chose faisable, si vous portez votre attention entièrement sur l'inspir. Vous êtes alors libre.
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[Le suréalisme] déclare pouvoir, par ses méthodes propres, arracher la pensée à un servage toujours plus dur, la remettre sur la voie de la compréhension totale, la rendre à sa pureté originelle.
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L'exègèse savante n'a pu rendre la pensée de Schopenhauer ni plus claire, ni plus systématique. Tout au plus a-t-on tenté de ranger ses propositions sous des catégories provenant d'autres systèmes.
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Le problème commence lorsque l'on accorde une trop grande importance à ces pensées, lorsqu'on les croit et surtout quand on en vient à les substituer au réel. Ce qui arrive en permanence chez tous les humains.
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Comment délimiter nettement la pensée de ce dont elle vit et qui s'étend dans toutes les directions, sans limites précises ? Comment séparer l'intelligence du réseau organique, objectif, social, auquel elle tient ?
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La pensée ne se limite pas aux discours dits rationnels. Il y a des pensées-corps, des pensées-affect, des pensées-percept, des pensées-signes, des pensées-concept, des pensées-geste, des pensées-machine, des pensées-monde
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"Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée."
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Le statut de la pensée ne peut plus être celui d'un discours d'ordre, de rationalisation du monde. La pensée est un événement du monde. On ne peut plus penser un territoire de la pensée comme maîtrise analytique des choses.
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On peut définir la doxa, au sens que lui donne Roland Barthes, comme l'ensemble des jugements communs à une société à un moment donné, jugements qui prennent un caractère d'évidence naturelle et exercent une oppression sur la pensée.
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Notre langage tout entier, au quotidien, est traversé par la métaphore, constitutive de notre pensée et notre expérience du monde, selon les deux universitaires américains Mark Johnson et George Lakoff, dans leur livre "Les métaphores dans la vie quotideinne"
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L'affranchissement total à l'égard aussi bien des modes de pensées que d'expressions préétablis, en vue de la promotion nécessaire de façons de sentir et de dire, qui soient spécifiquement nouvelles et dont la quête implique, par définition, le maximum d'aventure.
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Cette coutume, qui a pour but de rompre la pensée et de la ramener toujours à Dieu, existe dans beaucoup de communautés ; seulement la formule varie. Ainsi, à l'Enfant-Jésus, on dit : -A l'heure qu'il est et à toute heure que l'amour de Jésus enflamme mon coeur !
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La pensée en termes de solution produit une véritable idéologie. Nos sociétés proposent une série d'images identificatoires du bonheur. Cette série très restreinte prétend être la solution à une myriade de problèmes non finis, que nous pouvons rencontrer au cours de notre vie.
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L'anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro estime qu'"en forgeant le concept fondamental de"pensée sauvage", [Lévi-Strauss] a montré que science, philosophie, art, religion, mythologie, magie, etc. se déploient en réalité sur un même axe, celui de la connaissance humaine"