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Quotations (971)
- « Il en est ainsi : la bonté, l'innocence, les hommes ne savent qu'en faire, et ce n'est peut-être pas là le moindre mystère de la vie que des qualités prodiguées par la nature et que tous louent en parole ne servent qu'à rendre encore plus malheureux. »
- « Tel est le fanatisme : c'est un monstre sans cœur, sans yeux et sans oreilles. Il ose se dire le fils de la religion. »
- « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage. »
- « Ils [les gens] diront sans pudeur du mal d'un chef-d'œuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules. »
- « L’homme est né pour la société ; séparez-le, isolez-le, ses idées se désuniront, son caractère se tournera, mille affections ridicules s’élèveront dans son cœur ; des pensées extravagantes germeront dans son esprit, comme les ronces dans une terre sauvage. »
- « Le royaume de Dieu est au dedans de vous »
- « Cet homme avait de la vie une conception étrange : il pensait que l'égarement était le seul moyen de finir par se trouver un jour. »
- « Une femme, en parlant à propos de l'enfant à naître de son amie, dit : "Tu as un vrai maître, maintenant. Ecoute le bien". »
- « C'est une légende juive, mystérieuse et poétique, qui vient du Talmud. Dans le ventre de nos mères, avant notre entrée au monde, nous saurions tout et aurions toute la connaissance. Mais au moment de naître, de quitter le monde des âmes pour celui de la conscience, un ange poserait son doigt au creux de nos lèvres \"Chut tu ne sais plus\" pour que nous restions vierges à la vie, prêts à tout réapprendre. »
- « Va où ton coeur te porte »
- « Le chef de bureau qui dit à son employé : Alors Monsieur c'est une affaire entendue. Un parti-pris de ne plus mettre les pieds ici. A cette heure vous avez perdu votre belle-mère, comme vous avez perdu votre grand-mère à Pâques et votre père à la trinité. Sans préjudice naturellement de tous les cousins et cousines, que vous n'avez cessé de mettre en terre à raison d'un au moins la semaine. »
- « Ce n'est rien, Seigneur. C'est une femme, sur un trottoir, qui passe et qui gagne sa vie parce qu'il est bien difficile de faire autrement. Un homme s'arrête et lui parle parce que vous nous avez donné la femme comme un plaisir. Et puis cette femme est Berthe, et puis vous savez le reste. Ce n'est rien. C'est un tigre qui a faim. »
- « Oui, déjà savoir, c'est pas mal »
- « Il ne délibère point sur le commencement d'une entreprise pas plus qu'il n'envisage son terme. »
- « Et nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de rater notre vie. »
- « Le seul véritable voyage, [...] ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux. »
- « Si la réalité était cet espèce de déchet de l'expérience, à peu près identique pour chacun, parce que quand nous disons : un mauvais temps, une guerre, une station de voiture, un restaurant éclairé, un jardin en fleur, tout le monde sait ce que nous voulons dire ; si la réalité était cela, sans doute une sorte de film cinématographique de ces choses suffirait et le « style », la « littérature » qui s'écarteraient de leurs simples données seraient un hors-d'oeuvre artificiel. »
- « Que de bonheurs possibles dont on sacrifie la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat ! »
- « La sagesse ne s'arrête pas à la connaissance. Savoir, sapere, signifie aussi goûter. On sait les connaissances, et on sait aussi les saveurs. »
- « Il est urgent de penser ce qui est nouveau, d'apporter du nouveau, de créer du nouveau, en pétrissant la pâte de la vie avec le levain nouveau de la justice et de la sainteté. »