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Le lion de Clarisse Roche
by Judo73 — Art
Le veinage du bois
by Judo73 — Sciences
La triste et véritable histoire de M. Dubois, par Yves Leguillar
by Judo73 — Musique
Joindre le bois - Aperçu de l'art de la menuiserie japonaise traditionnelle
by Judo73 — Culture
1 comment
supertramp
ni clous ni visses
et il y a pleins de choses a découvrir sur
"dozodomo"
merci
L'amour du risque
by Pouwny — Musique
Livre : A l'ombre des bois, George Sand
by Judo73 — Littérature
Walden ou la vie dans les bois, livre de H.D. Thoreau
by Judo73 — Littérature
Gérard Neveu, un photographe animalier passionnant (Savoie)
by Judo73 — Nature
Lexique de l'ébéniste
by Judo73 — Sciences
Ebénisterie : la densité du bois (Wikipedia)
by Judo73 — Enseignement
Quotations (10)
- « Quittez votre table de travail et entrez dans les musées, les bibliothèques, les monuments, les salles de concert, les librairies, les studios d'enregistrement et de cinéma du monde entier. Tout appartient au Voleur inspiré et sacré, tous les artistes de l'histoire des peintres des cavernes à Picasso, t ous les poètes et les écrivains, les musiciens et les architectes lui offrent leurs marchandises.[ ....] Mais le Voleur n'est pas pressé, il doit s'assurer d'abord que la marchandise est de qualité et qu'elle convient bien à s es projets avant de lui accorder la bénédiction et l'honneur suprême de son vol. Les mots, les couleurs, la lumière, les sons, la pierre, le bois, le bronze, appartiennent à l'artiste vivant, ils appartiennent à tous ceux qui peuvent les utiliser. Pillez le Louvre ! A bas l'originalité ! A bas l'égo stérile et péremptoire qui emprisonne en même temps qu'il crée. Vive le Vol ! pur, cynique, intégral. Nous n'avons de compte à rendre à personne ! Pillez tout ce que vous voulez. »
- « La mémoire est du même bois que le rêve »
- « Ne dit pas que la forêt qui t'as donné asile n'est qu'un petit bois. »
- « Le plus grand plaisir que procurent les champs et les bois est la secrète relation qu'ils suggèrent entre l'homme et les végétaux. Je ne suis pas seul et inconnu. Ils me font signe, et moi de même. »
- « Le paysage charmant que je contemple ce matin est indubitablement composé de vingt ou trente fermes. Miller possède ce champ, Locke celui-là, et Manning le bois situé au-delà. Mais aucun d'eux ne possède le paysage. Il est une propriété à l'horizon que personne ne possède, sauf celui dont l'oeil est capable d'intégrer toutes les parties, c'est-à-dire le poète. C'est la meilleure part de la ferme de ces hommes, quoique leur titre de propriété n'y donne aucun droit. »
- « Verser de l'eau froide dans le pot qui bout ne vaut pas retirer le bois du foyer. »
- « Le parfum est inhérent aux fleurs, l'huile au sésame, le feu au bois, ainsi les sages reconnaissent-ils l'âme dans le corps. »
- « On ne fait pas du feu avec un seul morceau de bois. »
- « Quand tu bois de l'eau, pense à la source. »
- « Si tu veux être heureux une heure, bois un verre ; Si tu veux être heureux un jour, marie-toi ; Si tu veux être heureux toute ta vie, fais-toi jardinier. »
Categories (12)
- Essence de bois
- Song : Je bois et je suis le roi
- Song : La triste et véritable histoire de M. Dubois
- Image : Bois en hiver, Isaac Levitan (1885)
- Image : Le bac Rolleboise, Albert Marquet (Avant 1947)
- Image : Quelques aspects de la vie de Paris - Avenue du Bois, Pierre Bonnard (1899)
- Book : A l'ombre des bois
- Book : Walden ou la vie dans les bois
- Terme d'ébénisterie : La densité du bois
- Terme d'ébénisterie : Le fil du bois
Statements (7)
- La mémoire est du même bois que le rêve
- Et combien de hors-la-loi chez ces p'tits juges en bois
- Les prés, les eaux, les bois, la solitude, la paix surtout et le repos qu'on trouve au milieu de tout cela sont retracés par elle [la rêverie] incessamment à ma mémoire. Elle me fait oublier les persécutions des hommes, leur haine, leur mépris [...].
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières.
- La destruction d'arbres, êtres vivants et uniques, suscite chez George Sand effroi et désespoir dans plusieurs scènes romanesques. Dans "Le Péché de M. Antoine" (1845), les lois économiques font oeuvre de mort : "L'abattis d'arbres qui blessait si vivement M. de Boisguibault avait été fait sur le bord de la petite rivière, et les sveltes peupliers, les vieux saules et les aulnes majestueux, en tombant pêle-mêle, avaient formé comme un pont de verdure sur cet étroit courant." Dans "François le Champi (1848), les arbres abattus sont d'autres martyrs de la nécessité financière :"Mais il manquait beaucoup d'arbres à l'entour de la maison, et l'endroit était bien changé. Les dettes du défunt Blanchet avaient joué de la cognée, et on voyait en mainte place, rouge comme sang du chrétien, le pied des grands vergnnes fraîchement coupés.
- 16 - La paresse fait partie de la naïveté. Avec la paresse, l'esprit ne va pas vers quelque chose de constructif et ne s'y engage pas, parce qu'il s'accroche aux plaisirs de dormir, de s'allonger, [de somnoler], de se détendre, etc. Il y a trois types de paresse : - La léthargie et la procrastination est le fait de ne pas avoir envie de faire quelque chose de constructif maintenant et de le remettre à plus tard à cause d'une apathie face aux souffrances à la récurrence incontrôlable du samsara, de s'accrocher aux plaisirs de l'oisiveté ou de se réfugier dans le sommeil comme moyen de fuite - S'accrocher aux choses ou aux activités négatives ou futiles comme, par exemple, les jeux de hasard, la boisson, les amis qui ont une mauvaise influence sur nous, la fête, etc. - Le découragement et les sentiments de ne pas être à la hauteur
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. » Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau.