Skip to content
Search
Statements (12)
-
Jeunes années
-
Une jeune fille facile
-
On était jeunes, on était fous
-
Je trouve admirable ce conseil que donnait Alain au jeune André Maurois qui s'efforçait d'écrire : copier une page d'un roman de Stendhal
-
Un jeune va réussir par la confiance, en lui-même et dans les adultes qui le guident, pas par la violence ou le dénigrement. Il en va de même des peuples.
-
Il y a encore à cette heure par le monde dans les lycées, dans les ateliers même, dans la rue, dans les séminaires et dans les casernes, des êtres jeunes, purs, qui refusent le pli
-
Le "chêne bourru", aux branches couvertes de bourre : "étêté de jeunesse par quelque accident", il a "poussé en épaisseur ; son feuillage, tout desséché par l'hiver, tenait encore dru, et il paraissait monter dans le ciel comme une roche"
-
9 - La fatuité ou la vanité fait partie du désir ardent. C'est un esprit gonflé d'orgueil, lequel, au vu de signes de longévité ou de quelque autre gloire samsarique, se repose sur sa propre bonne santé, sa jeunesse, sa richesse, etc., pour s'en réjouir et en tirer un orgueilleux plaisir.
-
Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir.
-
Les buts de l'Académie de Savoie telle que fondée en 1819 sont ainsi résumés : "Rapprocher et mettre en contact des hommes instruits qui gagnent à être connus ; leur fournir l'occasion de manifester des vues utiles et de s'éclairer les uns les autres, en affaiblissant l'égoïsme qui nait de l'isolement ; diriger les talents et essais de la jeunesse ; offrir un dépôt toujours ouvert aux fruits des travaux qui peuvent mériter de fixer l'attention publique ; indiquer les d"couvertes ou les vues nouvelles qui peuvent intéresser l'Etat ou la Société..."
-
[...] la Nature se presse de rendre compte d'elle-même à l'esprit. La classification commence. Pour le jeune esprit, chaque chose est distincte, se suffit à elle-même. Bientôt il découvre comment relier deux choses et voit en elles une seule nature ; puis trois, puis trois mille ; et ainsi, tyrannisé par son propre instinct unificateur, il continue de lier les choses, réduisant les anomalies, découvrant que sous le sol courent des racines qui unissent les choses contraires et éloignées pour les faire fleurir sur une même tige. Il apprend alors que, depuis l'aube de l'histoire, il y a accumulation et classification constantes de faits. Mais qu'est-ce que classifier, sinon percevoir que ces objets ne sont pas chaotiques, ne sont pas étrangers, mais ont une loi qui est aussi la loi de l'intelligence humaine ? L'astronome découvre que la géométrie, pure abstraction de cette intelligence, est la mesure du mouvement des planètes. Le chimiste trouve des proportions et une méthode intelligible dans toute la matière ; la science n'est rien d'autre que la découverte de ce qui est analogue, identique, dans les parties les plus éloignées. L'âme ambitieuse s'assied devant chaque fait réfractaire; elle ramène l'un après l'autre, à leur classe et à leur loi, tous les nouveaux pouvoirs, toutes les constitutions étrangères, et continue toujours afin d'animer, pénétrante, la dernière fibre de l'organisation, les limites de la nature. Ainsi lui est-il suggéré, à cet écolier qui se tient sous le dôme arqué du jour, que lui et cela sont issus d'une même racine ; l'un est feuille et l'autre, fleur; relation, sympathie courent dans chaque veine. Et qu'est cette racine ? N'est-elle pas l'âme de son âme ?
-
Dans une petite ville vivait une jeune fille très pauvre. Elle avait perdu son père, et sa mère et elle tiraient un maigre revenu de petits travaux artisanaux. Elle faisait de terribles complexes, parce qu'elle ne pouvait jamais porter de jolis vêtements ou le moindre bijou.
Le Noêl de ses 18 ans, sa mère, pour la première fois, lui remit une bourse avec un peu d'argent, en lui disant de s'offrir ce dont elle avait envie.
Une telle chance dépassait ses rêves les plus fous, mais elle n'osait toujours pas se promener dans la ville avec assurance. En se dirigeant vers les magasins, la bourse serrée dans sa main, elle longeait les murs pour éviter les passants.
Tout en cheminant, elle songeait que les gens qu'elle croisait avaient une meilleure vie qu'elle, et elle se disait tristement : "Je ne pourrai jamais me promener ici la tête haute, je suis la fille la plus minable de l'endroit". Apercevant alors le jeune homme qu'elle admirait en secret, elle se demanda avec mélancolie qui serait son cavalier au grand bal de la nuit de Noêl.
Broyant ainsi du noir, elle arriva devant une vitrine pleine de toutes sortes de parures. Elle entra et tomba en arrêt devant le rayon des barrettes. Un vendeur s'approcha : "Quels jolis cheveux blonds vous avez ! Essayez donc cette fleur vert pâle, elle vous irait à merveille". Comme celle-ci coûtait presque tout l'argent dont la jeune fille disposait, elle répondit : "Je ne peux pas me l'offrir, n'en parlons plus". Mais le vendeur avait déjà fixé la barrette sur sa chevelure.
Il lui tendit un mirroir. Elle ne s'était jamais vue ainsi : rayonnante de santé et de beauté, comme si la fleur l'avait transformée en ange ! Sans hésiter un instant, elle ouvrit la bourse et acheta l'ornement. Ivre d'une exaltation qu'elle n'avait jamais éprouvée jusqu'alors, elle ramassa sa monnaie et se précipita dehors, heurtant un vieil homme qui venait d'entrer. Elle crut l'entendre appeler, mais trop excitée pour s'en soucier, elle poursuivit son chemin, les pieds touchant à peine le sol.
Lorsqu'elle revint à elle, elle se trouvait dans la grand-rue. Tout le monde lui jetait des regards surpris, et elle entendait les gens s'exclamer : "Je ne savais pas qu'il y avait une aussi jolie jeune fille dans cette ville, qui sont donc ses parents ?" Elle croisa de nouveau le jeune homme qu'elle aimait en secret et, à sa grande surprise, il l'arrêta pour lui demander : "Me feriez-vous l'honneur d'être ma cavalière au bal de ce soir ?".
Transportée de joie, la jeune fille se dit : "Pour une fois, je vais faire des folies. Je retourne m'acheter un autre cadeau avec la monnaie qui me reste.".
A peine eut-elle franchi la porte du magasin que le vieil homme lui dit avec sourire : "J'étais sûr que vous reviendriez ! Quand vous m'avez heurté, votre barrette est tombée. J'ai donc attendu que vous reveniez la chercher..."