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Nolwenn Leroy : La ballade Nord - Irlandaise
by monje — Musique
Yves Montand interprète "Bella Ciao"
by Judo73 — Musique
Quelques haïkus commentés (Dominique Chipot)
by Judo73 — Littérature
Le mythe de Faust ou la quête insatiable de savoir
by Judo73 — Littérature
L'interprétation des rêves chez les amérindiens
by Judo73 — Developpementpersonnel
Tzigane de Maurice Ravel
by monadologos — Musique
1 comment
supertramp
Bonne recommandation,
merci, c'est vraiment bon a écouter et a regarder.
La Traviata, de Verdi, avec Ermonela Jaho dans le rôle de Violetta
by Stef — Musique
Anne Sila : "le chanteur" de Balavoine
by Stef — Musique
Anne sila interprète la chanson de Celine Dion pour le film Titanic
by Stef — Musique
Le Microcrédit
by Aramis — Histoire
Quotations (33)
- « La loi ne prétend pas punir tout ce qui est malhonnête. Ça nuirait sérieusement aux affaires. »
- « Approcher la vérité n'est pas aisé. Il n'y a qu'une voie, celle passant par nos erreurs. Nous ne pouvons apprendre qu'à l'école de nos erreurs ; et seul apprendra qui est prêt à apprécier dans les ereurs d'autrui des étapes vers la vérité ; et qui recherche les erreurs qu'il a lui-même commises, pour s'en libérer. »
- « D'une manière ou d'une autre, on en est ainsi ramené à l'épistémologie de Hume qui prétendait déjà que « l'homme n'est pas seulement un animal irrationnel, mais (que) de plus, cette part de nous-même que nous pensions rationnelle -la connaissance humaine, y compris la connaissance pratique- est de part en part irrationnelle »
- « Pourquoi devrions-nous accepter d'absorber des poisons sous prétexte qu'ils ne sont pas tout à fait meurtriers, de vivre dans une ambiance pas tout à fait insupportable, de fréquenter des êtres pas tout à fait ennemis, d'entendre des bruits de moteurs pas tout à fait stridents pour nous rendre fous ? Qui voudrait donc vivre dans un monde dont la caractéristique est de n'être pas tout à fait mortel ? »
- « Il reste que ce qui fait naître l'écoute est la possibilité d'une émotion en intelligence avec ce que l'autre ignore de lui-même. L'écoute (qui peut être flottante) que le psychanalyste garde envers celui qui lui parle, se plaint, souffre, s'essouffle, est une attention particulière aux détails : grains de voix, images évoquées par une hésitation, attitude, mots bizarrement assemblés, tics de langage. Il leur prête intelligence autant qu'à ce qui est signifié. »
- « Jamais un désaccord ne devrait être tu, jamais une vérité ne devrait être occultée sous prétexte qu'en nommant les choses on risquerait de se mettre à dos telle personne importante ou de "faire le jeu" de telle idéologie funeste. »
- « Le pluralisme intellectuel ne prétend pas à une vérité comparable à celle des mathématiques ou de la physique ; il ne retombe pas non plus au niveau d'une opinion quelconque. Il s'enracine dans la tradition de notre culture, il se justifie et, d'une certaine manière, se vérifie, par la fausseté des croyances qui s'efforcent de le nier »
- « Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais. Les seuls livres que j'ai dans ma bibliothèque sont des livres qu'on m'a prêtés. »
- « Ce sont les métiers dits sales comme éboueurs ou égoutiers qui contribuent le plus à la propreté. Et paradoxalement, ce sont dans les professions de prestiges comme politiques, financiers, hauts-responsables, qu'on trouve le plus d'ordures ! »
- « Prétendre contenter ses désirs par la possession, c'est compter que l'on étouffera le feu avec de la paille. »
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Statements (11)
- Le bonheur vient de l'attention prêtée aux petites choses, et le malheur de la négligence des petites choses.
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature
- Les cinq facteurs mentaux toujours en fonctionnement accompagnent chaque instant de cognition. Ce sont : 1 - le ressenti d'un niveau de bonheur 2 - le discernement 3 - la pulsion mentale 4 - la conscience connaissante de contact 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit
- Dans nos sociétés, nous somme toujours en train de sacrifier des pans entiers de l'existence au nom d'une solution, parce que nous interprêtons le tout au nom d'une problématique unidimensionnelle utilitariste, en nous condamnant à une séparation des processus qui nous constituent, ce qui nous conduit à l'impuissance.
- Nagarjuna, attache une très grande importance aux raisonnements pour démontrer la vacuité des phénomènes. Pourtant, les constructions logiques sont pour lui des vues de l'esprit, des constructions de l'imagination. Utiles et valables au niveau pragmatique, elles nous piègent dès que nous leur prêtons nature d'exister.
- Et de même que la longueur de l'étincelle gagne à ce que celle-ci se produise à travers des gaz raréfiés, l'atmosphère surréaliste créée par l'écriture mécanique, que j'ai tenu à mettre à la portée de tous, se prête particulièrement à la production des plus belles images. On peut même dire que les images apparaissent, dans cette course vertigineuse, comme les seuls guidons de l'esprit. L'esprit se convainc peu à peu de la réalité suprême de ces images. Se bornant d'abord à les subir, il s'aperçoit bientôt qu'elles flattent sa raison, augmentent d'autant sa connaissance. Il prend conscience des étendues illimitées où se manifestent ses désirs, où le pour et le contre se réduisent sans cesse, où son obscurité ne le trahit pas. Il va, porté par ces images qui le ravissent, qui lui laissent à peine le temps de souffler sur le feu de ses doigts. C'est la plus belle des nuits, la nuit des éclairs : le jour, auprès d'elle, est la nuit.
- Les prophètes du nihilisme, aujourd'hui recyclés dans leurs habits postmodernes, ont l'air tellement sérieux quand ils nous annoncent que nous nous sommes trompés, que tout "isme" est fascisme, que toute certitude est dangereuse, que tout est polysémique... Que consensus et molesse, associés au néolibéralisme et à la loi du marché, sont les nouveaux noms de l'éthique... C'est au nom du rien, du nihil, que ces nouveaux maîtres menseurs, au nom de la démocratie, justifient le néocolonialisme. C'est tellement chic le nihilisme ! Cela se marie si bien avec le sommelier et le dîner en ville qu'on ne peut éviter de se sentir très plouc chaque fois que l'on s'apprête à lutter pour la justice, qu'on éprouve la certitude d'une asymétrie radicale dans la situation qu'on vit. Il n'y a pas de vérité, pérorent les poules de luxe de salons, mais la bétise ayant ses limites, on doit comprendre qu'il y a là l'énoncé d'une vérité : le nihilisme et le relativisme culturel constituent la pire des ontologies sclérosées, la pire des métaphysiques.
- 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit engage l'activité mentale dans l'objet. L'implication cognitive peut consister purement et simplement à prêter un niveau d'attention à l'objet, allant d'une attention infime à une attention immense, ou à se focaliser sur l'objet d'une certaine façon. Par exemple, l'attention peut se focaliser sur un objet d'une manière laborieuse, d'une manière qui le réinitialise, d'une manière ininterrompue, ou d'une manière sans effort. Alternativement, ou en plus, l'attention peut considérer un objet d'une certaine manière. Elle peut considérer son objet d'une manière concordante (considération correcte), c'est-à dire tel qu'il est réellement ; ou d'une manière discordante (considération incorrecte), c'est à dire tel qu'il n'est pas. On distingue quatre façons de de prêter attention de manière discordante aux facteurs agrégés de notre expérience : les considérer comme [des objets] statiques au lieu de non statiques, comme [des objets] heureux au lieu de problématiques (douloureux), comme [des objets] purs au lieu d'impurs, comme [des objets] pourvus d'un soi véritablement existant au lieu d'en être dénués. Les quatre façons de leur prêter attention de manière concordante sont à l'opposé.
- Voici l'histoire d'un roi dont l'excellent serviteur a pour manie de dire en toute circonstance : "Tout est pour le mieux", ce qui agace le roi. Un jour, le roi se blesse le doigt en coupant une branche. Voyant cela, son serviteur ne peut s'empêcher de dire : "Tout est pour le mieux, ô mon roi". Exaspéré, le roi l'emmène près d'un puits à sec. "Je m'en vais te jeter dans ce puits, dit-il, qu'en penses-tu ? Tout est pour le mieux, répond le serviteur imperturbable. Fou de rage, le roi le jette dans le puits. Bientôt, il se retrouve cerné par un groupe de sauvages, adorateurs d'une redoutable déesse à laquelle ils ont coutume d'offrir des hommes en sacrifice. Le roi est attrapé, ligoté et traîné jusqu'au temple de la déesse pour y être sacrifié. Le prêtre du temple remarque la plaie au doigt et déclare qu'ayant une blessure, le roi est souillé et ne peut être sacrifié. Heureux d'être encore vivant, le roi se souvient des paroles de sons erviteur et rebrousse chemin pour l'aider à sortir du puits où ill'avait jet é. Une fois le serviteur tiré d'affaire, il lui confie son aventure et approuve son" tout est pour le mieux car, sans son doigt blessé, il serait déjà dans l'autre monde. Il est toutefois saisi d'un doute. Sage serviteur, ton 'tout est pour le mieux' s'est révélé exact pour moi. Mais comment le justifie-tu pour toi ? Sire, si vous ne m'aviez pas poussé dans le puits, j'aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse. Voila pourquoi, pour moi aussi, 'tout est pour le mieux'.
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive. En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage. Au delà du clair de lune je laisse ma barque pour entrer dans le ciel (Koda Rohan) La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique. Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit.