Note — Une ontologie du sujet toxicomane — [lien]
Toxicomanie
par Judo73 — 08/03/2017 14:07 — Note publique
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Cette page de résumé (il s'agit d'un essai sur la toxicomanie) est déjà très "parlante", si je puis dire. Quelques éléments : être toxicomane, c'est annihiler en soi toute trace de sujet (peut-être élargir à toute addiction, toute compulsion), la toxicomanie comme insondable décision de l'être, jouir de la répétition afin de sortir du langage (toute la société est fondée sur l'addiction, la parole semble se raréfier au profit exclusif de la jouissance des corps). Une solution pour le sujet toxicomane : la parole, la dimension libératrice de la parole, la culture, donc, et son potentiel de recomposition de l'humain. A méditer.
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Cette idée de disparition du sujet me fait penser au cinéma et à son pouvoir hypnotique. J'ai personnellement utilisé le cinéma, à une période de ma vie, comme un moyen de ne plus penser, comme un flux qui m'emmenait dans une rêverie éveillée. On parle de cinéphagie, Edgar Morin a bien parlé de cette projection de la personne dans le film qu'il regarde, dans son livre "Le cinéma ou l'homme imaginaire". Il s'agit de perte du sens de soi mais aussi de plaisir. On revient ici sur l'idée de "plus-de-jouir" chez Lacan qui s'oppose à la quête jamais achevée de l'objet du désir (mais quête justement qui fonde l'humanité de l'homme). Voir pour cela les développements au sujet de la pensée de Lacan dans le livre "La lutte initiale, quitter l'empire du nihilisme", de Philippe Nassif.
3. Sur la raréfaction de la parole, il suffit de voir ce qu'est devenu Facebook où tout le monde relaie mais où personne ne dit rien.
4. Voir ce que dit Léo Ferré du cinéma dans cette chanson qui est l'une de mes préférées.
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Notes :
Il y a cette page, sur l'addiction au travail
Dans la série des chansons sur la drogue, voir :
- Perfect day, de Lou Reed
- Assassin : Légal ou illégal
- Stupeflip : J'fume plus