Commentaire : "Rire, c'est bon pour la santé. C'est aussi prendre le risque d'être heureux, tout simplement."
La manie qu'ont les journalistes de TF1 et d'autres chaînes de multiplier les injonctions : l'intitulé de la vidéo : "Combien de fois faut-il rire par jour", comme s'il "fallait" un certain nombre de minutes de rire par jour. Il faut, vous devez... Toujours des ordres... Toujours cette pensée stressante et culpabilisatrice... (JG)
Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Pourquoi je ris ? Pourquoi je pleurs ? Ces quatre questions, si simples, sont pourtant parmi les questions les plus fondamentales qui soient. Pourquoi je vis : ma vie individuelle a-t-elle un sens et lequel ? Pourquoi je meurs : pourquoi cette fin, cette injustice ? Pourquoi je ris : à quoi rime ce bonheur que je peux ressentir, cet enthousiasme parfois, ces "quantités d'intensité" pour reprendre Gilles Deleuze (L'anti Oedipe) ? Pourquoi je pleurs ? Ma souffrance a-t-elle un sens ? On peut aussi remplacer l'adverbe pourquoi (pourquoi : d'après quelle cause, pour quoi) : dans quel but par comment. Comment je vis ? Quel est le contenu de ma vie, comment se remplit-elle, sous quelles modalités ? Comment je meurs ? D'abord comment ma vie est-elle faite de petites morts (on dit que nous mourons à chaque seconde, certaines traditions "apprennent à l'homme à mourir", pourquoi est-il si important de "savoir mouirir", parfois, pour renaître...). Avec sa question corollaire : comment je revis, après chaque mort ? Quant à la grande mort, à supposer que la mort est à repousser le plus loin possible, comment prolonger ma vie ? Comment je ris : quels sont les éléments, comportements... qui m'amènent à rire, à être heureux, enthousiaste ? Enfin, comment je pleurs où de l'intérêt d'exprimer (à soi et aux autres), d'explorer mes souffrances... (psychanalyse = réconfort)... Maintenant, remplaçons dans ces questions le "je" par un "nous". Pourquoi et comment vivons-nous, je veux dire comment vivons-nous ensemble ? (politique...). Pourquoi et comment mourons-nous ? (à supposer, comme l'esprit du temps semble le penser, que l'homme va mourir). Pourquoi et comment rions-nous : qu'est-ce qui nous fait du bien au niveau collectif. Enfin, pourquoi et comment pleurons-nous ? Par quels processus ? (JG)