Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1)
On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais.
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1)
Nature et tristesse
- Nature et tristesse (1)
Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat)
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1)
L'autarcie
- L'autarcie (1)
Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ;
Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre,
Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre
Coupé de sanglots et de pleurs
(Jean-Pierre Veyrat)
- Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ;
Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre,
Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre
Coupé de sanglots et de pleurs
(Jean-Pierre Veyrat) (1)
La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô)
- La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô) (1)
Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa)
- Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa) (1)
Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa)
- Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa) (1)
En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei)
- En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei) (1)
Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan)
- Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan) (1)
Extra-vagance
- Extra-vagance (1)
Autobiographie
- Autobiographie (1)
Thoreau tente de montrer « comment la présence humaine et le paysage interagissent ». Thoreau nous montre que le paysage a la capacité de résister à l'action humaine mais aussi que l'homme doit équilibrer le milieu et aider la nature à faire jouer ses forces homéostasiques. En ce sens, Walden propose une « contre-idéologie du paysage ». Le paysagiste américain Ian McHarg (auteur de Design with Nature) s'inspire de cette idée, dont Thoreau est le pionnier. Cette relation, devenue intime, avec la nature permet à Thoreau de redéfinir jusqu'à l'acte d'écriture : il « définit son idéal littéraire par la capacité de l'écrivain à se soumettre à l'influence de la nature, à transposer la sauvagerie encore si largement présente sur le Nouveau Continent. Il emprunte au nationalisme littéraire américain l'idée selon laquelle les vastes étendues désertiques constituaient une ressource précieuse que l'Europe n'avait plus à sa disposition pour se redonner de l'énergie »
- Thoreau tente de montrer « comment la présence humaine et le paysage interagissent ». Thoreau nous montre que le paysage a la capacité de résister à l'action humaine mais aussi que l'homme doit équilibrer le milieu et aider la nature à faire jouer ses forces homéostasiques. En ce sens, Walden propose une « contre-idéologie du paysage ». Le paysagiste américain Ian McHarg (auteur de Design with Nature) s'inspire de cette idée, dont Thoreau est le pionnier. Cette relation, devenue intime, avec la nature permet à Thoreau de redéfinir jusqu'à l'acte d'écriture : il « définit son idéal littéraire par la capacité de l'écrivain à se soumettre à l'influence de la nature, à transposer la sauvagerie encore si largement présente sur le Nouveau Continent. Il emprunte au nationalisme littéraire américain l'idée selon laquelle les vastes étendues désertiques constituaient une ressource précieuse que l'Europe n'avait plus à sa disposition pour se redonner de l'énergie » (1)
Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...)
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1)
En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide.
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1)
Le violettes
- Le violettes (1)
L'harmonie avec la nature
- L'harmonie avec la nature (1)
Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. »
Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau.
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. »
Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau. (1)
Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie
- Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
Sucer toute la moelle secrète de la vie
- Sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
Dans Walden, Thoreau décrit l'esthétique des paysages entourant sa cabane (chapitre IV : Bruits). Il énumère aussi les sons audibles depuis sa cabane : les cloches de l'église, le meuglement des vaches, le chant du whip-poor-will, le hululement des hiboux, le coassement des grenouilles et le chant des coqs. Par ailleurs, il écrit ses observations sur la géographie de l'étang de Walden et ses voisins : l'étang de Flint (ou Sandy Pond), White Pond, et Goose Pond
- Dans Walden, Thoreau décrit l'esthétique des paysages entourant sa cabane (chapitre IV : Bruits). Il énumère aussi les sons audibles depuis sa cabane : les cloches de l'église, le meuglement des vaches, le chant du whip-poor-will, le hululement des hiboux, le coassement des grenouilles et le chant des coqs. Par ailleurs, il écrit ses observations sur la géographie de l'étang de Walden et ses voisins : l'étang de Flint (ou Sandy Pond), White Pond, et Goose Pond (1)
Une nouvelle éthique
- Une nouvelle éthique (1)
Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki)
- Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki) (1)
Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson)
- Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson) (1)
La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.
Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)
La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit.
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.
Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)
La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. (1)
Exprimer l'inexprimable
- Exprimer l'inexprimable (1)
La pensée discursive
- La pensée discursive (1)
La sémantique
- La sémantique (1)
La grammaire
- La grammaire (1)
La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1)
Exactitude esthétique
- Exactitude esthétique (1)
La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté.
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1)
Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision.
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1)
Les territoires de sens
- Les territoires de sens (1)
Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois.
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1)
Guérir du moi
- Guérir du moi (1)
Questions/réponses
- Questions/réponses (1)
Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa)
- Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa) (1)
Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka)
- Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka) (1)
Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus
- Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus (1)
Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
- Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
(1)
les ressources
- les ressources (1)
L'étrangeté est toujours partageable
- L'étrangeté est toujours partageable (1)
L'étrangeté
- L'étrangeté (1)
Le plan de l'ouvrage défie le principe même d'une cohérence systématique, linéaire, didactique ou circulaire telle qu'elle s'est développée en occident.
- Le plan de l'ouvrage défie le principe même d'une cohérence systématique, linéaire, didactique ou circulaire telle qu'elle s'est développée en occident. (1)
Etre au courant de tout
- Etre au courant de tout (1)
L'antidote de l'ego est d'admettre que l'autre n'est pas nous
- L'antidote de l'ego est d'admettre que l'autre n'est pas nous (1)
Le sens du relatif, qui donne de l'humilité
- Le sens du relatif, qui donne de l'humilité (1)
Le relatif
- Le relatif (1)
Ne rien attendre en retour
- Ne rien attendre en retour (1)
Le bien-agir
- Le bien-agir (1)
Faire progresser le genre humain et le bonheur des gens
- Faire progresser le genre humain et le bonheur des gens (1)
Non au dénigrement
- Non au dénigrement (1)
L'admiration n'est-elle pas l'exact opposé de la jalousie ? J'ai remarqué à de nombreuses reprises que dès que je croisais une personne admirable, mon regard sur le monde s'éclaircissait
- L'admiration n'est-elle pas l'exact opposé de la jalousie ? J'ai remarqué à de nombreuses reprises que dès que je croisais une personne admirable, mon regard sur le monde s'éclaircissait (1)
L'admiration
- L'admiration (1)
La politique doit se guérir de l'ego
- La politique doit se guérir de l'ego (1)
On ne sauve que ce que l'on donne
- On ne sauve que ce que l'on donne (1)
"Désormais l'humain peut entièrement s'autodétruire", Hannah Arendt en 1958, après l'explosion de la bombe atomique de 1957
- "Désormais l'humain peut entièrement s'autodétruire", Hannah Arendt en 1958, après l'explosion de la bombe atomique de 1957 (1)
La politique intéressée, inspirée par l'amour du pouvoir, doit céder la place à la politique désintéressée, inspirée par l'amour du peuple
- La politique intéressée, inspirée par l'amour du pouvoir, doit céder la place à la politique désintéressée, inspirée par l'amour du peuple (1)
La technocratie où le pouvoir des experts, sous couvert de neutralité et d'objectivité, génère une violence débridée qui conduit au poison suivant : puisque je suis certain d'avoir raison, je peux réprimer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, puisqu'ils ont tort
- La technocratie où le pouvoir des experts, sous couvert de neutralité et d'objectivité, génère une violence débridée qui conduit au poison suivant : puisque je suis certain d'avoir raison, je peux réprimer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, puisqu'ils ont tort (1)
Le meilleur soin pour la démocratie malade ou fatiguée, c'est d'appliquer sans se décourage, dans chaque décision politique, les trois remèdes que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, même si l'on sait que l'idéal ne sera jamais atteint
- Le meilleur soin pour la démocratie malade ou fatiguée, c'est d'appliquer sans se décourage, dans chaque décision politique, les trois remèdes que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, même si l'on sait que l'idéal ne sera jamais atteint (1)
Liberté, égalité, fraternité
- Liberté, égalité, fraternité (1)
La vérité des gens a beaucoup à voir avec la vérité tout court. Elle est à la fois bien plus intéressante et bien moins intéressée que la vérité des spécialistes.
- La vérité des gens a beaucoup à voir avec la vérité tout court. Elle est à la fois bien plus intéressante et bien moins intéressée que la vérité des spécialistes. (1)
L'intranquillité
- L'intranquillité (1)
La guerre est la pire action que le genre humain se fait à lui-même
- La guerre est la pire action que le genre humain se fait à lui-même (1)
Des pouvoirs immatures
- Des pouvoirs immatures (1)
Il y a toujours une alternative
- Il y a toujours une alternative (1)
L'intranquillité est le mal pernicieux de notre époque, ce stress de plus en plus vécu par les humains aussi bien que par la nature, par tout le monde du vivant, en somme. Nos sociétés sont devenues de plus en plus intranquilles et elles développent des symptomes liés à cette évolution
- L'intranquillité est le mal pernicieux de notre époque, ce stress de plus en plus vécu par les humains aussi bien que par la nature, par tout le monde du vivant, en somme. Nos sociétés sont devenues de plus en plus intranquilles et elles développent des symptomes liés à cette évolution (1)
La jalousie
- La jalousie (1)
La mauvaise politique cherche à diviser pour régner, c'est à dire faire la société à son omage, une société de jaloux.
- La mauvaise politique cherche à diviser pour régner, c'est à dire faire la société à son omage, une société de jaloux. (1)
L'éveil des consciences
- L'éveil des consciences (1)
Chaque pays a son génie en fonction de son histoire et de ses rêves.
- Chaque pays a son génie en fonction de son histoire et de ses rêves. (1)
La culture fait partie de toute solution à toute nature de problème
- La culture fait partie de toute solution à toute nature de problème (1)
La recherche de compréhension
- La recherche de compréhension (1)
Une contribution à l'éveil des consciences
- Une contribution à l'éveil des consciences (1)
Comment l'action politique pourrait reconquérir le coeur des peuples
- Comment l'action politique pourrait reconquérir le coeur des peuples (1)
Refuser la cruauté du monde
- Refuser la cruauté du monde (1)
Nous avons la responsabilité de donner aux nouvelles générations des raisons de vouloir grandir dans ce monde et de le changer en mieux
- Nous avons la responsabilité de donner aux nouvelles générations des raisons de vouloir grandir dans ce monde et de le changer en mieux (1)
Les nouvelles générations
- Les nouvelles générations (1)
Le besoin de partage
- Le besoin de partage (1)
Regarder ensemble quelque chose de beau, s'émerveiller, partager une émotion culturelle ou esthétique relient les êtres entre eux
- Regarder ensemble quelque chose de beau, s'émerveiller, partager une émotion culturelle ou esthétique relient les êtres entre eux (1)
Le "complotisme"
- Le "complotisme" (1)
Semer les idées
- Semer les idées (1)
Graines de demain
- Graines de demain (1)
Etre capable d'aller vers ses ennemis pour faire la paix
- Etre capable d'aller vers ses ennemis pour faire la paix (1)
La méfiance sur laquelle l'étiquette de "complotiste" est vite plaquée pour n'avoir pas à répondre de ses actes et de ses choix
- La méfiance sur laquelle l'étiquette de "complotiste" est vite plaquée pour n'avoir pas à répondre de ses actes et de ses choix (1)
Le totalitarisme
- Le totalitarisme (1)
On comprend ce qu'est l'humanisme quand il disparaît
- On comprend ce qu'est l'humanisme quand il disparaît (1)
Un jeune va réussir par la confiance, en lui-même et dans les adultes qui le guident, pas par la violence ou le dénigrement. Il en va de même des peuples.
- Un jeune va réussir par la confiance, en lui-même et dans les adultes qui le guident, pas par la violence ou le dénigrement. Il en va de même des peuples. (1)
La gestion des problèmes par la peur pour obtenir le silence et l'obéissance
- La gestion des problèmes par la peur pour obtenir le silence et l'obéissance (1)
Ce qu'Edgar Morin appelle "le totalitarisme technique et financier"
- Ce qu'Edgar Morin appelle "le totalitarisme technique et financier" (1)
Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de reve
pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne.
- Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de reve
pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne. (1)
Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête
- Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête (1)
L'immédiateté
- L'immédiateté (1)
Parce qu'il endure tout, l'mour peut aider à comprendre le malheur du monde. Parce qu'il espère tout, il peut aider à le combattre
- Parce qu'il endure tout, l'mour peut aider à comprendre le malheur du monde. Parce qu'il espère tout, il peut aider à le combattre (1)
Ne pas séparer mais unir
- Ne pas séparer mais unir (1)
La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement
- La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement (1)
La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine
- La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine (1)
80% des paysans sont des paysanes
- 80% des paysans sont des paysanes (1)
Un grave déséquilibre qui se creuse : le transfert du patrimoine public vers le privé
- Un grave déséquilibre qui se creuse : le transfert du patrimoine public vers le privé (1)
Le world Inequality Lab, en publiant les travaux de Thomas Piketty et Lucas Chancel, lance l'alerte : les inégalités mondiales se creusent cruellement
- Le world Inequality Lab, en publiant les travaux de Thomas Piketty et Lucas Chancel, lance l'alerte : les inégalités mondiales se creusent cruellement (1)
Les 0,01% des plus riches ont vu leur fortune doubler entre 1995 et 2021
- Les 0,01% des plus riches ont vu leur fortune doubler entre 1995 et 2021 (1)
Ne pas avoir de préjugés mais expérimenter
- Ne pas avoir de préjugés mais expérimenter (1)
Expérimenter
- Expérimenter (1)
There must be some way out of here
- There must be some way out of here (1)
There's too much confusion
- There's too much confusion (1)
We have so much knowledge | But so little understanding
- We have so much knowledge | But so little understanding (1)
Waiting for an answer | You already know
- Waiting for an answer | You already know (1)
- Qu'est-ce que tu veux savoir ? - Tout - Tout sur quoi ? - Sur tout
- - Qu'est-ce que tu veux savoir ? - Tout - Tout sur quoi ? - Sur tout (1)
S'écouter, se parler et se voir le plus possible
- S'écouter, se parler et se voir le plus possible (1)
Ne pas avoir de pensée rigide, mais une pensée souple
- Ne pas avoir de pensée rigide, mais une pensée souple (1)
Une pensée souple
- Une pensée souple (1)
Ne pas craindre mais oser
- Ne pas craindre mais oser (1)
Ne pas dénigrer mais reconnaître la valeur d'autrui
- Ne pas dénigrer mais reconnaître la valeur d'autrui (1)
Mais qui a envie de faire triompher la douceur ?
- Mais qui a envie de faire triompher la douceur ? (1)
La sérénité
- La sérénité (1)
Comment faire entendre les appels à la paix sans subir des reproches selon lesquels appeler à la paix, c'est forcément affaiblir le camp du pays ou du groupe agressé ?
- Comment faire entendre les appels à la paix sans subir des reproches selon lesquels appeler à la paix, c'est forcément affaiblir le camp du pays ou du groupe agressé ? (1)
L'Europe, une utopie trahie
- L'Europe, une utopie trahie (1)
La paix est difficile parce qu'elle est "pro-active", basée sur un travail de réconciliation. C'est un "artisanat" dont la tâche n'est jamais terminée. Elle suppose le plus difficile : le pardon. Le pardon, ce n'est pas accorder l'impunité, ce n'est pas l'oubli. C'est renoncer à la vengeance. Mais le pardon n'est pas obligatoire. On peut très bien penser qu'il y a des choses impardonnables. Garder un ressentiment, c'est aussi un droit, celui de mettre des limites à l'agression de l'autre, une possibilité aussi de se reconstrure.
- La paix est difficile parce qu'elle est "pro-active", basée sur un travail de réconciliation. C'est un "artisanat" dont la tâche n'est jamais terminée. Elle suppose le plus difficile : le pardon. Le pardon, ce n'est pas accorder l'impunité, ce n'est pas l'oubli. C'est renoncer à la vengeance. Mais le pardon n'est pas obligatoire. On peut très bien penser qu'il y a des choses impardonnables. Garder un ressentiment, c'est aussi un droit, celui de mettre des limites à l'agression de l'autre, une possibilité aussi de se reconstrure. (1)
Le remède contre la mécanique de la rancune est l'éducation. Car bien connaître les choses pour partager les diagnostiques permet très efficacement de lever les incompréhensions et de faire reculer les lignes de fractures.
- Le remède contre la mécanique de la rancune est l'éducation. Car bien connaître les choses pour partager les diagnostiques permet très efficacement de lever les incompréhensions et de faire reculer les lignes de fractures. (1)
Le miracle de la gentilesse
- Le miracle de la gentilesse (1)
Trouver dans les autres un accroissement d'être
- Trouver dans les autres un accroissement d'être (1)
Les lobbies qui poussent à la privatisation de services publics ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui résistent à la lutte climatique ?
- Les lobbies qui poussent à la privatisation de services publics ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui résistent à la lutte climatique ? (1)
Les lobbies
- Les lobbies (1)
Selon la lettre papale, Fratelli tutti, deux menaces pèsent sur le bien-être du monde : les guerres et la mondialisation de l'indifférence
- Selon la lettre papale, Fratelli tutti, deux menaces pèsent sur le bien-être du monde : les guerres et la mondialisation de l'indifférence (1)
"Fratelli tutti", la lettre encyclique du pape François (2020)
- "Fratelli tutti", la lettre encyclique du pape François (2020) (1)
L'éducation
- L'éducation (1)
La démocratie est un art de la paix
- La démocratie est un art de la paix (1)
Les horreurs et les drames de l'actualité
- Les horreurs et les drames de l'actualité (1)
L'écologie, ce n'est pas seulement prendre soin de la nature et de la planète. Il s'agit aussi de prendre soin les une des autres.
- L'écologie, ce n'est pas seulement prendre soin de la nature et de la planète. Il s'agit aussi de prendre soin les une des autres. (1)
Savoir se connecter à la nature est une force, un autre versant de l'amour. Se tenir face au ciel, devant l'océan, en montagne, en forêt, en contemplation, devant les étoiles, un oiseau ou une abeille dans un jardin : autant d'instants irremplaçables
- Savoir se connecter à la nature est une force, un autre versant de l'amour. Se tenir face au ciel, devant l'océan, en montagne, en forêt, en contemplation, devant les étoiles, un oiseau ou une abeille dans un jardin : autant d'instants irremplaçables (1)
Absorber la sérénité de la nature
- Absorber la sérénité de la nature (1)
Que chaque enfant, chaque adolescent, garde un accès émerveillé à la vie, à la nature, à la culture, comme un droit fondamental de dignité et de capacité de ressourcement pour la vie entière, et comme meilleur remède contre les horreurs et les drames de l'actualité
- Que chaque enfant, chaque adolescent, garde un accès émerveillé à la vie, à la nature, à la culture, comme un droit fondamental de dignité et de capacité de ressourcement pour la vie entière, et comme meilleur remède contre les horreurs et les drames de l'actualité (1)
Que l'amour passe dans l'ordre de la vie politique, voilà très exactement le coeur de mon propos et de mon espérance
- Que l'amour passe dans l'ordre de la vie politique, voilà très exactement le coeur de mon propos et de mon espérance (1)
Elever les esprits au lieu de les abaisser
- Elever les esprits au lieu de les abaisser (1)
Elever les esprits
- Elever les esprits (1)
1% de la population possède 90% des richesses du monde
- 1% de la population possède 90% des richesses du monde (1)
Un monde beau et poétique
- Un monde beau et poétique (1)
Des ressources extraordinaires
- Des ressources extraordinaires (1)
L'énergie du désespoir
- L'énergie du désespoir (1)
Plus d'idée
- Plus d'idée (1)
Stérilité de la raison ?
- Stérilité de la raison ? (1)
Que le silence pour respirer
- Que le silence pour respirer (1)
On n'arrive plus à distinguer le blanc du noir
- On n'arrive plus à distinguer le blanc du noir (1)
Y a tant de vagues et de fumée
- Y a tant de vagues et de fumée (1)
Hamlet, dont l'incurable mélancolie atteste l'impuissance d'une intellectualité sur-consciente à recourir aux artifices d'un activisme faustien.
- Hamlet, dont l'incurable mélancolie atteste l'impuissance d'une intellectualité sur-consciente à recourir aux artifices d'un activisme faustien. (1)
Le rationnalisme classique ou la foi croissante en la Raison, faisant en maintes circonstances figure de théologie déguisée
- Le rationnalisme classique ou la foi croissante en la Raison, faisant en maintes circonstances figure de théologie déguisée (1)
La mise en scène (comique ou tragique) des passions par les dramaturges français (Corneille, Molière, Racine).
- La mise en scène (comique ou tragique) des passions par les dramaturges français (Corneille, Molière, Racine). (1)
La démesure grandiose prise par la déraison humaine dans les drames de Shapespeare, de J. Ford ou Ch Marlowe.
- La démesure grandiose prise par la déraison humaine dans les drames de Shapespeare, de J. Ford ou Ch Marlowe. (1)
Recommencer, là où le monde a commencé
- Recommencer, là où le monde a commencé (1)
Tout seul avec le vent
- Tout seul avec le vent (1)
Le vent dans les chansons
- Le vent dans les chansons (1)
Les monastères, où la vie semble un sourire inaltérable
- Les monastères, où la vie semble un sourire inaltérable (1)
L'injustice
- L'injustice (1)
Jouer avec le vent
- Jouer avec le vent (1)
Pouvoir oser
- Pouvoir oser (1)
Retrouver les baleines
- Retrouver les baleines (1)
Les animaux dans les chansons
- Les animaux dans les chansons (1)
Comme avant
- Comme avant (1)
Y a tant de vagues et tant d'idées, qu'on n'arrive plus à décider, le faux du vrai
- Y a tant de vagues et tant d'idées, qu'on n'arrive plus à décider, le faux du vrai (1)
Circulant en Europe dès la fin du XVIème siècle, l'Histoire légendaire du Dosteur Faust va peu à peu prendre une consistance imaginaire jusqu'à refléter, dans les deux Faust de Goethe (1749-1832), l'ambiguité de la relation au savoir dans laquelle est en train de s'enliser l'intellectuel moderne, déchiré entre son désir d'intégration au monde et son avidité à le dominer
- Circulant en Europe dès la fin du XVIème siècle, l'Histoire légendaire du Dosteur Faust va peu à peu prendre une consistance imaginaire jusqu'à refléter, dans les deux Faust de Goethe (1749-1832), l'ambiguité de la relation au savoir dans laquelle est en train de s'enliser l'intellectuel moderne, déchiré entre son désir d'intégration au monde et son avidité à le dominer (1)
La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison
- La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison (1)
Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident
- Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident (1)
L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire"
- L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire" (1)
La collusion, voie la confusion de l'affectif et de l'intellectuel
- La collusion, voie la confusion de l'affectif et de l'intellectuel (1)
L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ?
- L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ? (1)
Le caractère inévaluable de l'activité de création
- Le caractère inévaluable de l'activité de création (1)
L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration
- L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration (1)
L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident
- L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident (1)
Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7)
- Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7) (1)
Les encyclopédies
- Les encyclopédies (1)
L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser
- L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser (1)
"Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique
- "Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique (1)
Ce qu'Aristote s'emploiera à formaliser : les conditions de la pensée logique (identitaire et non-contradictoire)
- Ce qu'Aristote s'emploiera à formaliser : les conditions de la pensée logique (identitaire et non-contradictoire) (1)
Pour Aristote, la chance occasionnelle relevait d'une logique "hors raison", voire même supérieure à la raison (inspiration divine)
- Pour Aristote, la chance occasionnelle relevait d'une logique "hors raison", voire même supérieure à la raison (inspiration divine) (1)
La cohérence de la démarche philosophique inaugurée en Grèce tient donc à la conviction avec laquelle fut continûment réaffirmée la possibilité d'une maîtrise de l'irrationnalité reconnue pour constitutive de la psyché, et sous certaines formes valorisée : enthousiasme, délire (mania), divination mise au service de la vision des Idées (Platon), ou d'une union quasi mystique avec l'un (Plotin). Et la notion même de participation (métexis), déjà critiquée par Aristote (Métaphysique, A, 6) est sans doute une réalité plus claire dans le domaine de l'ethnologie et de l'anthropologie religieuse que de la philosophie. Fut-elle, comme le supposait Aristote, empruntée par Platon au Pythagorisme ou aux divers mystères (Demeter, Dionysos-Zagreus, Orphisme) dont le plus connu est celui d'Eleusis ? Mystères dont la présence continue jusqu'à l'époque hellénistique atteste qu'une "Grèce de l'ombre" en quête de révélation et de salut par l'initiation côtoyait celle pour qui la seule lumière venait de l'éducation.
- La cohérence de la démarche philosophique inaugurée en Grèce tient donc à la conviction avec laquelle fut continûment réaffirmée la possibilité d'une maîtrise de l'irrationnalité reconnue pour constitutive de la psyché, et sous certaines formes valorisée : enthousiasme, délire (mania), divination mise au service de la vision des Idées (Platon), ou d'une union quasi mystique avec l'un (Plotin). Et la notion même de participation (métexis), déjà critiquée par Aristote (Métaphysique, A, 6) est sans doute une réalité plus claire dans le domaine de l'ethnologie et de l'anthropologie religieuse que de la philosophie. Fut-elle, comme le supposait Aristote, empruntée par Platon au Pythagorisme ou aux divers mystères (Demeter, Dionysos-Zagreus, Orphisme) dont le plus connu est celui d'Eleusis ? Mystères dont la présence continue jusqu'à l'époque hellénistique atteste qu'une "Grèce de l'ombre" en quête de révélation et de salut par l'initiation côtoyait celle pour qui la seule lumière venait de l'éducation. (1)
La participation
- La participation (1)
Concéder qu'il n'y a de discours que par l'entrelacement et d'une certaine part de non-être (Platon, Le sophiste)
- Concéder qu'il n'y a de discours que par l'entrelacement et d'une certaine part de non-être (Platon, Le sophiste) (1)
L'Europe "en crise" finira pas se demander su=ile "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence).
- L'Europe "en crise" finira pas se demander su=ile "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence). (1)
L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories
- L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories (1)
L'équilibration possible ds "puissances" rationnelles et irrationnelles
- L'équilibration possible ds "puissances" rationnelles et irrationnelles (1)
"L'Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas, en termes de géographie, à un territoire, quoiqu'elle en possède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le coeur de quelques hommes isolés ou de groupes d'hommes appartenant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VIIème siècle et du VIème siècle avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'une genre nouveau à l'égard du monde environnant. Il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie. L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène originel qui caractérise l'Europe d'un point de vue spirituel.", E. Husserl, La crise de l'humanité européenne et la philosophie
- "L'Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas, en termes de géographie, à un territoire, quoiqu'elle en possède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le coeur de quelques hommes isolés ou de groupes d'hommes appartenant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VIIème siècle et du VIème siècle avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'une genre nouveau à l'égard du monde environnant. Il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie. L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène originel qui caractérise l'Europe d'un point de vue spirituel.", E. Husserl, La crise de l'humanité européenne et la philosophie (1)
Augustin concevait Dieu comme "une substance immense pénétrant de toutes part à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité".
- Augustin concevait Dieu comme "une substance immense pénétrant de toutes part à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité". (1)
La « joie parfaite », célébrée par Saint François d'Assise
- La « joie parfaite », célébrée par Saint François d'Assise (1)
Vanité de la possession : on ne possède que ce à quoi on renonce.
- Vanité de la possession : on ne possède que ce à quoi on renonce. (1)
Une plénitude qui dispense de chercher sans raison.
- Une plénitude qui dispense de chercher sans raison. (1)
La cupidité, la matérialisme et le culte des apparences, les trois faces de la même fange où nous sommes en train de nous perdre.
- La cupidité, la matérialisme et le culte des apparences, les trois faces de la même fange où nous sommes en train de nous perdre. (1)
Toqueville : principe prophétique de la " tyrannie douce "
- Toqueville : principe prophétique de la " tyrannie douce " (1)
La nécessité du détachement : Détacher notre désir de tous les biens et attendre. L'expérience prouve que cette attente est comblée. On touche alors le bien absolu.
- La nécessité du détachement : Détacher notre désir de tous les biens et attendre. L'expérience prouve que cette attente est comblée. On touche alors le bien absolu. (1)
La destruction de soi : Nous ne possédons rien au monde car le hasard peut tout nous ôter sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je.
- La destruction de soi : Nous ne possédons rien au monde car le hasard peut tout nous ôter sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je. (1)
Le règne du relativisme triomphant
- Le règne du relativisme triomphant (1)
Savoir se fondre dans l'univers
- Savoir se fondre dans l'univers (1)
L'âme, c'est comme Dieu. Elle ne se prouve ni s'argumente, elle s'expérimente.
- L'âme, c'est comme Dieu. Elle ne se prouve ni s'argumente, elle s'expérimente. (1)